
Figlio di ricchi commercianti, Francesco Algarotti nacque a Venezia nel 1712, dove ebbe un'educazione volta alle scienze filosofiche e matematiche e allo studio delle lingue. Dopo aver pubblicato le Rime, nel 1733, si trasferì a Parigi, città in cui conobbe e strinse amicizia con Voltaire.
Risale invece al 1738 il soggiorno londinese di preparazione al grande viaggio attraverso l'Olanda, il Belgio, la Danimarca e la Svezia, e che lo portò fino in Russia, nel 1740.
Subito dopo pubblicò l'agile prosa dei Viaggi di Russia, una relazione sul lungo viaggio appena compiuto che si compone di sei lettere a Lord Hervey, più quattro sulla Sassonia, aggiunte nelle edizioni posteriori al 1750 e indirizzate a Scipione Maffei; è un libro suggestivo, ricco di colorite descrizioni di paesi e costumi, ma anche di informazioni dettagliate sulla struttura politica, economica e militare dell'impero russo.
Suo capolavoro è considerato Il neutonianismo per le dame, del 1737, sei dialoghi (aumentati di un settimo nelle successive edizioni, recanti il titolo definitivo di Dialoghi sopra l'ottica neutoniana) che espongono le teorie di Newton in forma di brillante conversazione salottiera.
Fu a servizio alla corte di Augusto III di Sassonia e per lunghi anni presso quella di Federico II di Prussia, che lo nominò Conte e gli affidò, nel 1753, una missione diplomatica alla corte di Torino. In questi anni pubblicò Il congresso di Citera, un'ironica parodia dei costumi amorosi degli europei di quel tempo.
Dopo vent'anni di viaggi, si stabilì definitivamente in Italia, prima a Torino, poi a Venezia e Milano, infine a Pisa. Al periodo pisano risalgono i saggi, pubblicati in successive edizioni con il titolo di Discorsi, in cui affronta i più disparati argomenti di economia, lingua, arte, medicina, costume e filosofia.
Nel 1764 si spense a Pisa, ormai sua patria d'adozione.
Note biografiche a cura di Giuseppe D'Emilio e Carmela D'Orazio.
DIALOGHI
SOPRA L'OTTICA NEUTONIANA
Quae
legat ipsa Lycoris.
Virg., Ecl., X
AU ROI
Sire
Ce n'est ni au Conquérant ni au Législateur, c'est à
l'Ecrivain et au Philosophe que je dédie cet ouvrage. Vous avez daigné, Sire,
m'interroger quelquefois sur mon travail; je vais vous en rendre compte dans le
repos de ce palais, où vous avez égalé la magnificence de Luculle, après l'avoir
surpassé par vos trìomphes.
Il y a longtems, que j'avois entrepris dans mes Dialogues
d'aller par des chemins de fleurs, où les géomètres ne vont que par des
sentiers d'épines, et d'expliquer Neuton méme à ce sexe, qui aime mieux
sentir que connoître. Je viens de retravailler ces mêmes Dialogues, et de
corriger dans un age plus mûr ce qui avoit été le fruit de la première
jeunesse.
Tous les ouvrages, de quelque genre qu'ils soient,
demandent l'homme tout entier. Mais j'ose dire, qu'un des plus diffìciles c'est
le dialogue scientifique: sur tout lorsque les figures de géométrie, et les
termes d'art doivent en être bannis; qu'il faut remplacer les uns par des équivalents
pris dans les objets les plus connus, et les autres par le secours des
descriptions. Mais ce seroit, Sire, abuser de votre tems, et peu connoître
votre génie, que de vouloir vous prouver, combien il est drificile d'instruire
l'esprit en parlant toujours à l'imagination, de suivre la méthode la plus
rigoureuse et la cacher en même tems, et de donner à un traité de physique l'agrément,
pour aìnsi dire, d'une pièce de théatre.
Le style n'a pas moins de difficultés. La proprieté des
mots, la sagesse dans les métaphores, la justesse et la sobriété dans les
comparaisons sont l'effet des talents, et de cet art plus rare encore que les
talents, de cet art le plus difficile de tous, l'art d'effacer.1 Il faut sur
tout que le naturel domine dans le dialogue: mais le grand point c'est de l'attraper
ce beau naturel, cette première partie du style, qui est toujours la dernière
qu'on saisisse. Un peintre maniéré a bientôt fait son tableau: mais combien
d'esquisses, combien d'études ne faut-il pas aux maîtres de l'art pour
parvenir à cette belle nature, que les Grecs et Raphaël nous ont montrée?
Il résulte encore de la langue italienne une nouvelle
difficulté pour ce genre d'ouvrages, qui doivent rendre l'aìr et le tour de la
conversation familière. Notre langue n'est, pour ainsi dire, ni vivante ni mort.
Nous avons des auteurs d'un siècle fort reculé que nous regardons comme
classiques; mais ces auteurs sont parsemés de tours affectés et de mots hors
d'usage. Nous avons un païs où la langue est plus pure que dans aucune autre
contrée de l'Italie; mais ce païs ne sauroit donner le ton aux autres, qui prétendent
l'égalité, et même la superiorité à bien des égards. Sans capitale et sans
cour il nous faut écrire une langue presqu'idéale, craignant touiours de
choquer ou les gens du monde, ou les savans des académies; et dans cette carrière
on n'a pour guide que le goût, dont il est si difficile de fixer les loix. Si
l'Italie avoit eû ces derniers tems des Princes, tels que le Nord en voit
aujourd'huy, notre langue ne seroit plus incertaine, et comme autrefois elle
seroit universelle.
Je suis bien éloigné, Sire, de croire que j'aye vaincu
tant de difficultés. J'ai tâché d'en surmonter la plus grande partie en
recherchant les avis de juges aussi délicats que l'étoit Cornélie, et aussi
sevères que lìétoit Quintilius en fait d'ouvrages d'esprit, et devenant moi méme
sur mon propre ouvrage le plus rigide Aristarque. Sans m'arréter aux décisions
de ceux qui jugent d'un auteur, qu'ils ne sauroient lire dans sa langue, j'ai
examiné les remarques qui avoient été publiées sur mon livre: j'ai tâché
de profiter de tout, et de convertir en suc médicinal le poison même de la
critique2. Et c'est a quoi depuis longtems je me suis presqu'uniquement appliqué.
Vous, Sire, qui dans le cours d'une journée remplissez tous le devoirs de la
royauté, et trouvez encore le tems de nous donner quelque chef d'oeuvre dans
les beaux aris, vous devez bien plaindre la lenteur de notre esprit; vous, dont
les instants valent des années.3 Tout le monde, disoit Hirtius, admire la beauté
des écrìts de César; nous les admirons bien davantage; nous, qui, les lui
ayant vû composer, savons le peu de tems qu'ils lui ont coûté.4
Mais, Sire, si j'ose encore vous parler de moi, je ne me
suis pas borné a la seule correction de mon livre. J'y ai ajouté un nouveau
Dialogue; où j'ai' introduis un antineutonien, et tâche de résoudre les
difficultés, qui ont été faites contre le sistème de Neuton. Ce grand
philosophe et Galilée son prédécesseur ont eû à peu près le même sort.
Tous deux ont substitué l'expérience et la géométrie aux rêveries de l'éco/e.
L'un a triomphé par là d'Aristote, qui était si redoutable par l'ancienneté
de son empire; l'autre de Descartes, qui ne l'étoit par moins par le nombre, et
par la force de ses pariisans. Tous deux ont changé totalement la face de la
physique; mais tous deux ont eû à essuyer quantité d'objections, qui, pour
avoir été faites par des philosophes, n'en sont pas moins puériles. Il y a
longtems qu'on a oublié celles, dont on a voulu accabler Galilée. On entend
tous les jours répéter cellcs qu'on a faites contre Neuton. C'est a ces dernières
que je réponds. Je réfute en même tems des hypothèses, qu'on a prétendu
dernièrement substituer à son sistème, et j'ajoute de nouvelles preuves paur
le confirmer. De sorte que ce nouveau Dialague met, pour ainsi dire, le comble
an temple que j'ai tâché d'élever a Neuton et à la Vérité. Pour cette
dernière partie, Sire, j'ai profité infiniment des écrits et des discours de
ce grand homme qui seul devoit présider à votre Académie, comme vous seul
devez commander votre armée.
Je vous consacre, Sire, mon travail; il vous étoit dû.
C'est Neuton qui a porté jadis mon nom jusqu'à Frédéric; c'est le plus grand
philosophe qui m'a introduit à la cour du plus grand prince.
Ce poète qui fait vos délices, comme il faisoit cellcs
d'Auguste et de Mécène, nous dit que gouverner les états, et gagner des
batailles, approche les mortels du trône de Jupiter, et les rend presqu'égaux
aux dieux. Mais à cette gloire il ajoute celle de plaire à ces premiers d'entre
les hommes.5 Puisse-je, Sire, mériter cette seconde gloire, pendant que vous êtes
tout couvert de la première!
Je suis avec le plus profond respect,
Sire
De Votre Majesté
ALGAROTTI
à Potzdam ce 14 Nov. 1752.
DIALOGHI SOPRA L'OTTICA NEUTONIANA
DIALOGO
PRIMO
Introduzione,
breve storia della fisica, ed esposizione della ipotesi del Cartesio sopra la
natura della luce, e de' colori.
Sopra
la costiera di una piacevole montagnetta, che tra Bardolino e Garda sorge alle
sponde del Benaco, è posto Mirabello, luogo di delizia della marchesa di F***
dove è solita dimorare ogni anno buona parte della estate. Dall'un fianco
guarda il bel piano, che irrigato è dal Mincio; dall'altro le Alpi altissime e
i colli di Salò lieti di fresca e odorosa verdura; e sotto ha il lago, in cui
si specchia, sparso qua e là di navigli e di care isolette. Quivi io mi
ritrovava la state passata a villeggiar con la Marchesa, il cui aspetto ben
risponde a tale amenità di luogo; e quivi mi convenne ragionar con lei di
filosofia. Mi ridusse a questo l'acutezza del suo ingegno non meno che della sua
curiosità, la quale, secondo che porta il discorso, si risveglia a un motto, e
non si sbrama così di leggieri. Più vaga di sapere che volonterosa di parlare,
non meno ella sa fare di belle domande che ne voglia udire la risposta: e tali
per altro sono le maniere, ond'ella suole accompagnare e condire ogni sua
voglia, che quanto piace a lei, tanto solamente può piacere ad altrui.
Quando
noi rimanevamo liberi dalle visite e dal giuoco, trattenimento pur necessario
dove molti convengano insieme, parte della giornata da noi si trapassava in una
fresca saletta, intrattenendoci assai sovente con la lettura di varie cose. Ma
il più era di poesia; parendo che appunto alla poesia ne invitasse
particolarmente la campagna, dov'ella già ebbe la origin sua, e dove meglio che
in altro luogo si compiace di abitare. Secondo la disposizione d'animo che in
noi era, veniva prescelto ora uno ed ora un altro de' nostri poeti. Ed anche
talora venivano in campo i poeti di quella nazione, da cui ci sono fornite tante
gentilezze per lo spirito e per la persona. Parte si leggeva, parte si
ragionava, dicendo noi liberamente quello che di ciascuno ci paresse. Né mai ci
pareva più armonioso un verso perché antico, né meno gentile un pensamento
perché forestiero.
Un
giorno che cadde il discorso sulla poesia inglese, io uscii a dire alcuna cosa
del robusto pensare del Miltono, del Dryden, e singolarmente del Pope, in cui
vede la Inghilterra il suo Orazio, e il cui stile è di tanto ingagliardito
dalla filosofia. Di più non ci volle, perché si accendesse la Marchesa nel
desiderio di assaggiarne alcuna cosa; tanto più che assai facilmente si
persuadeva che quella nazione, la quale avea così amica Minerva, non avesse ad
aver per nemiche le Muse. Io, che nulla altro cercava che fare in ogni cosa la
voglia sua, mandai tosto per un volume delle opere del Pope, che recato avea
meco alla campagna: né attesolo gran fatto, potei introdurre alla presenza
della più graziosa donna d'Italia le Muse inglesi. Scorsi i titoli delle
poesie, che in quel volume erano contenute: piacque alla Marchesa di udire in
primo luogo un'oda in lode della musica, composta dal Pope per solennizzare quel
giorno, che così in Inghilterra come in Italia è sacro a' filarmonici: e sì
io mi feci a recarla nel volgar nostro il meglio che per me si potea. Ella
l'ascoltava con quell'attenzione, che si accompagna solamente col diletto. Ma
ruppe il silenzio appena che io ebbi finito di leggere quel luogo: "mentre
con note tarde e allungate spira l'organo profondo, maestoso e solenne". -
O quanto vivamente - diss'ella -
è espresso e caratterizzato quello istrumento! Io l'ho udito veramente suonare,
e parmi averlo tuttavia negli orecchi. Non so se voi l'abbiate udito altresì;
ma quasi che il creda da un certo atto che in leggendo fatto avete, e forse
senza accorgervene. - Madama, - io risposi - voi v'intendete così bene di me,
che di me giudicando, non è pericolo voi prendiate inganno. E certo quel
"profondo", quel "solenne", e gli altri aggiunti usati dal
Pope sono altrettanti colori, o piuttosto sono quegli ultimi tocchi che avvivano
la poesia, e rendono veramente sensibili e presenti le cose. La mano bianca, la
fronte serena, gli occhi soavi, e tali altri che s'odono tutto il dì qui da
noi, appena che sieno in paragone uno abbozzo di quello che vorrebbe colorire il
poeta. E che vorremmo noi dire - ripigliò tosto la Marchesa - di un settemplice
aggiunto alla luce, che mi è occorso, non è molto, di leggere in una canzone
fatta in lode della filosofessa di Bologna? - Vorreste voi dire - ripres'io con
vivezza - di que' versi,
O
dell'aurata
luce
settemplice
i
varioardenti, e misti almi color?
-
Appunto - rispos'ella. - E se per voi e' sia abbozzo o ultimo tocco, non so; so
bene che oscuro geroglifico riuscì a me, e a non so chi altri ancora, a cui ne
chiesi la spiegazione. - Ed io mezzo sorridendo: - Oh grande più che non
pensate, Madama, è la virtù di quel settemplice. Non può già sentirla chi
non è iniziato ne' misteri della poesia filosofica. - Che sì, che quei versi
son vostri? - disse la Marchesa. - Così bene gli sapete a memoria, e con tal
calore voi gli avete presi a sostenere. Orsù, fate ch'io vegga anch'io il
quadro filosofico su quella tela poetica; che io altro non ci veggo che del
confuso. - Ché non seguitiamo piuttosto - io risposi - ad ascoltar la musica
del Pope? Quale altra cosa potrebbe ora darvi maggior diletto? - Il vostro
quadro, - ella rispose - se dato mi sarà di vederlo. - Madama, - ripigliai io -
voi sapete come finalmente le fantasie de' chiosatori, che veggono tali e tante
cose per entro al testo de' loro autori, sogliano far ridere le persone. E perché
volete voi che io mi ponga a tal rischio, divenendo il chiosatore di me medesimo
io? - A buon conto, - diss'ella - ne' vostri versi voi non ci dovreste vedere né
più né meno di quello che ci è. E non vorrete poi aver lodato una donna per
modo da non essere inteso forse da niun'altra donna. - E così non potendomene
schermire, incominciai a toccare alcuna cosa dell'ottica, a cui fanno allusione
quei versi: e le andava dicendo come la luce, secondo t'opinione del Neutono, o
per meglio dire, secondo la verità, non è altrimenti semplice, e pura, quale
apparisce agli occhi volgari: ciascun raggio di sole essere un fascetto, o
composto di raggi rossi, doré, gialli, verdi, azzurri, indachi e violati: e da
questi sette colori mescolati insieme... - Piano a' mai passi, - senza lasciarmi
dire più avanti, ripigliò qui la Marchesa - andiamo adagio. Troppo presto voi
uscir ne vorreste, senza badare, se altri vi possa tener dietro sì, o no.
Dichiaratemi un po' più diffusamente tutte queste cose; e non vogliate che la
vostra chiosa abbia più bisogno di chiosa essa, che non ne avea forse il testo
medesimo. - Oh voi - diss'io allora - non sarete contenta, che non vi abbiate un
libro su quel settemplice. - Perché no? - ella rispose. - Tanto più, che
l'avervi io udito metter del pari la opinione del Neutono con la verità, dee
aver fatto non leggieri impressione nell'animo mio. Io ben so che questo Neutono
empie ora il mondo del suo nome; ma sarebbe pur bello saper la ragione, perché
e' sia salito in così gran fama. E chi potesse veder la luce non cogli occhi
del volgo, ma cogli occhi di lui? In somma voi avete - soggiunse mezzo
sorridendo - destato in me un gran desiderio, se a troppo non presumessi, di
divenir neutoniana. - Madama, - io risposi - ecco il modo di metter presto il
neutonismo alla moda; e tutti i suoi seguaci avrebbono in molto buon grado
cotesto vostro desiderio, se il risapessero. Ma in verità non so poi, quanto
buon grado fosse per avervi il Pope, - mostrandole il libro che io teneva
tuttavia in mano - che più non vi volete leggere avanti, per una voglia in cui
siete entrata, non so perché, di filosofia. - Ed ella: - Un poeta inglese pieno
per appunto di filosofia, quale voi rappresentato mi avete cotesto Pope,
dovrebbe darmi egli stesso la mano a scendere il Parnaso per salire alla verità.
- Indarno tentai di mettere in campo l'altezza della materia e la propria mia
insufficienza. - Solite formole - ella m'interruppe - che a me non si doveano
per conto niuno far buone. - Né tampoco mi valse domandar tempo insino alla
sera, dicendole come le sere appunto da più anni in qua erano consecrate alle
materie scientifiche; che così fatto avea, trovandosi ne' medesimi termini che
io, il più gentil filosofo di Francia; e che oramai correva la moda di ragionar
con le dame di filosofia la notte, e ne' più segreti boschetti. - Moda per
altro, - incontanente ella rispose - che tanto meno fa per noi, quanto che di
luce è da parlarne il giorno, anzi che la notte. - Onde senza più convenne dar
principio. Ma come, o donde? che la Marchesa era bensì di varie cognizioni
fornita, ma di filosofia non avea tintura veruna: e della filosofia era pur
bisogno darle una qualche contezza, prima di venire all'ottica, e agli ultimi
ritrovamenti del Neutono. Si aggiugneva a questo il doverle dichiarar l'ottica,
senza aver alla mano quei vetri, ond'essa, quasi direi, procede armata, e senza
i quali male si può venire a capo di quella scienza. E sopra tutto avendole io
a parlar di fisica senza l'aiuto della geometria, mi pareva quasi che
impossibile tor via le spine e non disfogliar la rosa. Finalmente dopo averle
un'altra volta, ma indarno, ricordato la musica del Pope, ed anche tale altro
men serioso e più caro trattenimento, io cominciai in questo modo.
-
Non pare a voi, Madama, che l'uomo, curioso com'egli è anche in ciò che meno
gli si appartiene, abbia dovuto in ogni tempo considerare gli oggetti che gli
stanno dattorno, quelli ancora che lungi sono collocati da lui, le cose tutte di
mano in mano, che sopra se gli volgono, e delle quali composto è l'universo?
Andò notando i vari sembianti per quanto estendere poteasi la debole sua vista,
le qualità onde si mostrano vestite, le vicende a cui vanno soggette: e quindi
credette di potere indovinare la varia natura di esse e le cause delle
operazioni loro, ardente nella voglia di sapere o di mostrare almeno di sapere.
Presunse in una parola di comprendere e spiegare il magistero dell'universo; il
che si chiama far sistemi di filosofia. Chi immaginò la cosa in un modo, chi in
un altro. Ciascuno ispacciò le proprie fantasie come realità, e tutti ebbero
de' seguaci. Quella per altro tra le antiche scuole che pare aver dato meno
lungi dal segno, è la italica, le cui opinioni concordano con le principali
scoperte che nel sistema del mondo fatte furono dipoi dalla sagacità dei
moderni. Capo di quella scuola fu Pitagora, il quale avidissimo di sapere andò
peregrinando qua e là in cerca di esso, e le dottrine a noi recò dell'Oriente
e dell'Egitto, dove sursero ne' passati tempi i più profondi ed esperti
osservatori delle cose naturali. Ma il nome di Pitagora, e di tutti gli altri
dipoi, venne oscurato da Aristotele, di cui si gloriava esser discepolo il
grande Alessandro; tanto che era chiamato assolutamente il Filosofo, era tenuto
una seconda natura, e ogni suo detto era in luogo di ultima ragione. Nella quale
altezza di fama allora veramente salì, che gli Arabi, conquistata gran parte
del mondo, si volsero dalla barbarie alle gentilezze, e si diedero agli studi
delle scienze. Venuti in mano a costoro i libri di Aristotele, il quale stretto
nel ragionare, e quasi misterioso, lascia da intendere più ancora che non dice,
si misero a farvi su dei comenti, a interpretarlo, a chiosarlo. Ne nacque da
tutto ciò una assai strana filosofia, parte colpa le varie fantasie
degl'interpreti, parte colpa il Maestro medesimo, che tentò di risalire alle
cause prime senza avere debitamente considerati gli effetti; sillogizzò sopra
le cose naturali, che avrebbe dovuto innanzi osservare; e usò ne suoi scritti
un certo suo linguaggio, o gergo particolare. Il caso è che gli aristotelici
stavano quasi sempre in su' generali, senza mai venire al fatto in che che sia.
Non d'altro si udivano risonare le scuole che di qualità occulte, di forme
sostanziali, di entità, di modalità, e di simili altri nomi senza soggetto,
co' quali intendevano render ragione di ogni cosa che avveniva nell'universo, e
di ogni effetto di natura. Tale è la scienza che tenne fra noi per più secoli,
piena di frivolità e di quistioni senza fine, o sopra l'interpretazione di un
testo, onde conseguire qual fosse la mente del Maestro, o sopra soggetti di
niuna importanza, ne' quali non sapevasi talvolta qual fosse la mente e
l'intendimento di quei medesimi che gli disputavano. Al vedere que' dottori
contendere insieme e riscaldarsi, come assai spesso avveniva, pareva che
combattessero daddovero; ma vecchi fanciulli non facevano in sostanza che alle
bolle di vento.
Sorrise
qui un poco la Marchesa, indi prese a dire: - Mi penso che durante tal
cicaleccio filosofico, a dir così, e tal divozione verso Aristotele, di gran
progressi non avrà già fatti l'umano ingegno nella filosofia. - No al certo -
io risposi. - E forse per un gran pezzo sarebbe stata smarrita la buona via; se
non che al principio della passata età sorse in Toscana, quasi vindice della
ragione, un uomo chiamato per nome Galilei. Diede egli come una novella vita
all'antica scuola italica, e atterrato l'arabesco edificio dell'aristotelismo,
con la sesta alla mano pose i fondamenti del tempio del sapere, che fu poi dal
Neutono levato tant'alto. Incominciò col suo esempio dal mostrare a' filosofi
ciò che si sarebbe dovuto fare in ogni tempo, a non voler parlare un linguaggio
inintelligibile, voto di senso, e pieno di orgoglio; a sottomettersi a cercare
quali sieno le proprie e vere qualità degli oggetti che ne stanno dattorno,
facendo sopra di essi replicate esperienze, e dando loro in mille maniere la
prova; a interrogar debitamente la natura, e non creder ciecamente a un uomo: e
lasciata da parte la investigazione delle cause prime, che non è da noi
l'arrivarci, a dover mettere ogni studio per conoscere gli effetti, ed
assicurarsi come le cose sono in fatto, prima di voler spiegare il perché così
elle sieno. Per tal via egli venne a dare nuova faccia al vastissimo regno della
scienza fisica. Né forse male avvisò colui, a cui sovviemmi aver udito
chiamare quel pellegrino ingegno Pietro il Grande nella filosofia. L'uno, diceva
egli, discese dal trono per apprendere a regnare; l'altro dalla cattedra per
imparare a sapere. E se le leggi dell'uno ebbero forza di render viva la virtù
di una nazione, quasi da tanti secoli addormentata, il metodo dell'altro
risvegliò nella famiglia filosofica la ragione oppressa dall'autorità de'
testi antichi, a' quali i filosofi d'allora stavano attaccati, non meno che i
popoli della Russia alle loro vecchie usanze. E già il metodo del Galilei, col
quale si erano scoperte parecchie proprietà importantissime dei corpi, e alcune
delle primarie leggi onde la natura governa la universalità delle cose, col
quale riordinata già si era in qualche parte la fisica, incominciava a pigliar
corso, quando in Francia uscì fuori una setta di filosofi ad attraversarlo.
Volevano anch'essi la ragion dell'uomo libera dal giogo dell'autorità; e degli
aristotelici dispregiatori eran solenni, il che già era di moda. Di fare tante
sperienze e osservazioni, onde venire in chiaro de' naturali effetti, non si
davano gran travaglio. Si davano bensì vanto di spiegare ogni cosa con grande
speditezza, e per modo che senza gran fatica potesse intendergli ognuno.
Ponevano alcuni pochi e semplici principi, e singolarmente che le specie delle
cose non differiscono sostanzialmente tra loro, ma soltanto per la varia
disposizione e modificazione delle parti della materia, che è in tutte la
stessa; simile, diciam così, a quel legno, che diviene uno scagno o un dio,
secondo la forma che gli dà l'artefice. Quindi per via solamente di certi
movimenti e di certe figure, che sapevano immaginare, giusta il bisogno, ne'
corpi e nelle parti di quelli, terminavano ogni quistione. Né era cosa in
natura, che in certo modo non operassero a mano, quasi testimoni di veduta della
creazione del mondo. E perché la pronta fantasia di costoro andava di primo
lancio alle cause più occulte delle cose, intanto che il Galilei dopo molte
considerazioni e molto studio, dopo molte prove e riprove si contentava
solamente di stabilire una qualche legge della natura, divennero ben presto
signori delle scuole, e sortirono al pari di Aristotele di caldi e zelanti
sostenitori. - Almeno - disse la Marchesa è forza confessare che il meritarono
assai meglio. Che certo, per quanto dite, è da credere grandissimo fosse
l'ingegno di costoro, e dovea giustamente levare in ammirazione ogni gente. -
Si, - rispos'io - ma non di rado avveniva che gli effetti, che si osservavano
dipoi in natura, smentivano i bei ragionamenti, che acquistati si erano applauso
e fede appresso i più ed egli era proprio una compassione vedere i più
ammirabili sistemi del mondo risolversi in niente al cimento di una sola
esperienza. E così va chi troppo s'affretta; voglio dire, chi vuol far mostra
d'ingegno, prima ch'egli abbia adoperato gli occhi abbastanza. E per verità
niun ascolto noi non daremmo a un meccanico, il quale presumesse indovinare la
costruzione del famoso orologio di Argentina, senza aver cognizione né degli
aspetti ch'egli mostra, né di quelle tante cose che e' sa fare, oltre il batter
l'ore. Non è così? - Così è - disse la Marchesa. - E che dovremmo noi
pensare - io continuai a dire - di un filosofo che vorrà descriverne la interna
fabbrica dell'universo, come innanzi tratto egli non abbia posto grandissimo
studio per conoscere le operazioni varie, gli effetti, le molle e gl'ingegni
della natura? Ciò non ostante, il Cartesio, capo di questa setta di filosofi,
compose un suo sistema di ottica, si mise cioè a ragionare e dommatizzar della
luce, senza prima certificarsi con accurate sperienze s'ella sia sostanza
semplice o composta, senza conoscere le principali affezioni e qualità sue: e
un tale suo modo di filosofare pur levò tanto applauso nel mondo. Ben è però
vero che in questi ultimi tempi si è forte intiepidito quell'applauso. Chiaro
si conosce più che mai che, dove per troppa lentezza in prender partito corrono
assai volte pericolo gli affari di stato, il contrario appunto succede delle
speculazioni della filosofia. E presentemente tutte le accademie di Europa vanno
notando ciascuna particolarità, che la industria o la fortuna presenta loro
tanto nell'ottica, quanto nelle altre parti della fisica; e vanno così
ammannendo di che forse ordire un giorno il vero sistema dell'universo.
-
Quando però bisogni - soggiunse la Marchesa - ad aver un vero sistema, sapere
tutte le particolarità, come voi dite, non è credibile che noi siamo per
averlo così di breve. E se altre volte conveniva aspettare un secolo, perché
ricorressero certe tali feste che si celebravano in Roma, converrà forse ora
aspettare le migliaia di secoli, perché venga a illuminare il mondo questo vero
sistema. Intanto mi par cosa pur ragionevole esser contenti a quelli che
meritarono più applauso, ed ebbero più voga. E chi non avrebbe vaghezza di
sentire quanto di più ardito e di grande seppe riuscire dalla fantasia
dell'uomo? Comprendere il magistero della natura, penetrare le cagioni delle
cose, è lo stesso che salire in cielo e sedere alla beata mensa degl'iddii. Che
se i filosofi non colgono in tutto nel vero, sarà, mi penso, che pur sentono
del mortale anche gli occhi loro. Starà poi a noi a discernere dove hanno dato
nel segno, e dove no, e a far giusta ragione de' loro sistemi. - Non furono mai
dette - io risposi - più sensate ragioni per udir delle follie. Come è del
piacer vostro. Ma vedete, Madama, il bel campo che mi aprireste per pigliarmi di
voi un po' di vendetta, che mi fate stare a questo nobil sì, ma sottil cibo
della filosofia. Io potrei prendere il principio da alto, come si suol fare in
somiglianti casi, e dirvi, come alcuni hanno affermato la luce esser l'atto del
pellucido, in quanto egli è pellucido; altri, lei esser l'anima, onde il mondo
sensibile viene ad esser collegato con l'intelligibile; i colori essere una
certa fiammolina che svapora dai corpi, le cui parti hanno proporzione con
l'organo del vedere. Tutto ciò potrei dirvi, non senza toccare alcuna cosa del
furto mistico di Prometeo, o che so io. E pensate pure che in somiglianti
concetti stavasi altre volte racchiusa la scienza dell'uomo. - Non fate voi ora
meco - disse la Marchesa - come i tiranni, che il male che non han fatto, lo
mettono in conto di benefizio? Ma a ogni modo gran mercé, che voi entrar non
vogliate in mondi intelligibili, in furti mistici, e in così fatte altre cose;
che io per me non ne verrei a capo in un anno a intenderne parola. - Qual
maraviglia, - rispos'io - quando che forse quegli che ne furono gli autori, non
le hanno intese eglino stessi. Ben voi, Madama, intenderete con facilità
grandissima il sistema del Cartesio, che vi mostrate tanto desiderosa di averne
contezza.
Ora
figuratevi tutta quanta la materia, di che fatto è il mondo, non altro essere
stata da principio che una massa uniforme, e la medesima in tutto e per tutto.
Tale immensa materia, quanta ella è, figuratevela divisa in particelle della
figura di un dado, picciolissime, ed eguali tra loro. Di queste particelle
figuratevi che una grandissima moltitudine qua giri intorno ad un punto, là
un'altra moltitudine intorno ad un altro, e nel tempo stesso girino tutte in se
medesime; e ciò in guisa di ruota, che nel correre ch'ella fa vassi tuttavia
volgendo sopra di sé. In tal modo, Madama, immaginerete pieno di vortici ogni
cosa: che vortice si chiama uno ammassamento di materia, qual ch'ella sia, che
vada intorno a un punto, o centro comune; come si vede far l'acqua ne' gorghi di
un fiume, o la polvere raggirata dal vento. E tutto questo, Madama, è ben
facile ad esser compreso. - Facilissimo - ella rispose. - Or bene - io soggiunsi
- e voi vedrete per via di così semplici e pochi ordigni formarsi il sole, le
stelle, la luce, i colori. E che cosa non vedrete mai? Il sistema de' vortici è
quasi un palazzo magico, dove uno ha solamente la briga di chiedere ciò ch'e'
vuole, che sel vede comparire innanzi di presente. - Si avrà dunque da credere
- ripigliò la Marchesa - che da sì picciola cosa conceduta al Cartesio abbiano
da seguitare tante maraviglie? - Madama, - io risposi - voi non sapete, che ogni
tantino che si conceda a' filosofi, e procedono a modo degli amanti; e passo
passo là recano le persone, dove elle non avrebbon pensato giammai? - Io
m'intendo, - rispose la Marchesa - così poco d'amore come di filosofia. Ma non
saprei vedere a che cosa possa riuscire il lavoro, o il giuoco di que'
dadicciuoli. - Ora lo vedrete - io risposi. - Adunque que' dadicciuoli della
materia del Cartesio, ch'erano contigui tra loro, e come stivati insieme, non
potean fare che, nel girare intorno a se stessi, non urtassero continuamente gli
uni contro degli altri. Così ciascuno venne a smussare i propri angoli, o sia
punte, onde s'impedivano tra loro il poter girare liberamente; e così, non
altrimenti che veggiamo accadere delle pietre che un torrente rotola in basso,
si ridussero in altrettante politissime pallottoline, o vogliam dire globetti.
Delle rastiature poi, levate via di ciascun dado, si venne a formare una nuova
materia finissima, agitatissima; la qual materia vale tant'oro al Cartesio. Egli
vuole, contro alla opinione di altri filosofi, che nell'universo sia tutto
pieno, senza che vi resti il più minimo spazietto voto di corpi. Ed ecco, per
primo, che questa tale materia finissima gli viene a riempiere tutti que'
piccioli vani, che altrimenti tra l'un globetto e l'altro sarebbon rimasi. Che
ben vedete, Madama, come quei globetti, ancorché si toccasser tutti, già non
poteano per la propria loro rotondità combagiarsi insieme. Ma un vano vie
maggiore sarebbe senz'essa rimaso nel bel centro di ciascun vortice. Tutti i
corpi che muovono in giro, fanno ogni sforzo di allontanarsi dal centro intorno
a cui girano; e ciò vedesi manifestamente nel sasso girato nella frombola, che
è presto a scappar via per linea diritta, tosto che si rilasci dalla mano l'un
capo della funicella che il ritiene. I globetti adunque, che muovono in giro e
formano il vortice, rimpiccioliti e logori dal continuo stropicciare tra loro,
pigliavano il largo, discostandosi dal centro. E già sarebbe rimaso un gran
vano nel mezzo del vortice medesimo, quando vi accorse opportunamente a
riempierlo quella materia inimica del voto. Ed ivi tenendo il centro, quasi
nocciolo, e girando anch'essa, non si può dire, qual vigore e qual vita venga a
comunicare al restante del vortice. - Cotesta materia, non ha dubbio, - ripigliò
la Marchesa - adempie bene alle parti sue; e quasi pare che non abbia fatto
nulla, se alcuna cosa riman da fare.
-
Ma sapete voi, Madama, - io risposi - quale altre cosa faccia quella rastiatura,
quella minutissima polvere, ch'è detta la materia del primo elemento, o
sottile? Ella fa la sostanza, la persona medesima delle stelle e del sole. Il
sole non è altra cosa che un immenso pallone di materia sottile, che, girando
rapidamente intorno di sé, fa suo sforzo di espandersi per tutti i lati, e così
viene a premere per ogni intorno. E questa gagliardissima pressione della
materia sottile, comunicata alla massa globulosa, o materia del secondo
elemento, che è tutto intorno al sole, è dessa la luce.
-
Ed è pur vero - ripigliò immantinente la Marchesa - che noi siam giunti in un
attimo a far la luce. Ed io risposi: - Così è. Dite ora, Madama, ch'egli era
un concedere un niente al Cartesio, a fargli buoni que' suoi dadicciuoli. Ma di
grazia levate l'occhio a quella infinità di vortici seminati e sparsi per ogni
lato del cielo, dove in tutta la sua maestà a noi si mostra, e risplende la
grand'opera del Cartesio. Ciascuno di essi è un gran pallone di materia
sottile, che vorrebbe espandersi per ogni verso ed uscire de' suoi termini; ma
egli ne vien contenuto dagli altri vortici che gli sono d'intorno, e che
vorrebbon pur fare il medesimo. E come le pietre nelle volte, contrastando l'una
con l'altra, si sostengono insieme, così tutti quei vortici, per la loro
scambievole e contraria pressione, vengono a equilibrarsi tra loro. Che se il
lume che a noi vien dalle stelle non è tutto della medesima vivacità; ciò
nasce non dalla più o meno forza del loro vortice, ma dalla varia distanza
principalmente in che elle si trovano da noi. Di qui è che il sole, nel cui
vortice pur siamo, e la cui lontananza da noi è di soli cento milioni di
miglia, al suo apparir
...
turba, e scolora
le
tante stelle ond'è l'Olimpo adorno.
Tra
le stelle poi quella, che col brio della sua luce supera ogni altra, ed e
credibile che sia a noi più vicina, è chiamata Sirio. - Forse - disse la
Marchesa - che volete dire quella lucidissima stella, che qui in contado è
chiamata la bella stella, e che veggiamo ogni sera uscir fuori la prima di
tutte, appena tramontato il sole. - Ed io: - Madama, prendete guardia di non
confondere due cose di ben differente natura, come un corpo che luce per sé, ed
uno che per lucere ha bisogno di altrui; un sole e un pianeta. Vero è che la
bella stella (che Venere dagli astronomi è detta), Marte, Giove con gli altri
pianeti furono un tempo altrettanti soli, così nello stato primitivo, o secol
d'oro dell'universo; ma egli è anche vero che ora sono decaduti da quel grado.
Oltre alla materia sottile, che si formò dalla globulosa, se ne formò un'altra
ancora, che il Cartesio chiama del terzo elemento, ed è cagione delle più
strane vicende che sieno descritte negli annali di quel suo mondo. E sapete che
cosa è questa materia? la scoria o la feccia della sottile: e per essere le sue
particelle di figura uncinata, ramosa, irregolare, avviene che l'una
scontrandosi con l'altra si appiglino insieme, e vengano talvolta a ricrescere
in assai vaste moli. Queste dipoi, in virtù del moto, e della forza della
materia sottile, sono rigettate dalle parti interne della stella, o del sole,
dentro a cui si formano, insino alla superficie di quello. E là in quel lato,
dove in molta copia si trovano adunate insieme, tenendo in collo la pressione
della materia sottile sopra la globulosa, la luce, che pur in essa pressione
consiste, viene intercetta. Nè ad altra causa voglionsi attribuire, secondo il
Cartesio, quelle macchie che di tempo in tempo appaiono sulla faccia del sole,
grandi talvolta come la nostra terra, e anche più, e che i nei del sole piacque
a un celebre filosofo di chiamarle, mostrandole col cannocchiale a una
principessa del norte. - Dei nei grandi come la terra - disse la Marchesa -
dovrebbono, anzi che abbellire, sfigurare qualunque faccia si sia. - Certo, - io
risposi - come ecclissano il sole in parte, così potriano ecclissarlo in tutto.
E da gran tempo l'avrebbon fatto, se prevalso non avesse sinora la materia
sottile, la quale col rapidissimo suo bullicame discioglie e dissipa cotesti
suoi nei, di mano in mano che si vanno formando. Ma è forza dire che la virtù
di tal materia in tutti i soli non è stata tanta da superare la opposizione e
la resistenza degli ammassamenti di quella del terzo elemento. Ciò avvenne in
tutti quei soli che del grado loro decadettero, e singolarmente nella nostra
terra. Vedete metamorfosi più strana di quante ne racconti Ovidio. Incrostatasi
a poco a poco tutta dintorno, venne a languire il suo vortice separato dal
nocciolo e dall'anima, che gli dava vita; fu rotto l'equilibrio tra esso e il
vortice del sole, che gli era vicino; e così la terra, uno altre volte
anch'essa degli occhi del cielo e immobile nella sua sede, divenuta scura ed
opaca, fu rapita via, e come ingoiata dal prepotente vortice del sole, fu
costretta a dar le volte intorno da lui, come una secca foglia dentro a un gorgo
d'acqua. - La terra adunque - disse la Marchesa - è condotta a dover girare
intorno al sole! Ben so che i filosofi non fanno troppo il gran conto di questa
nostra terra, e per loro il farla girare è un niente. Ma certo un mal giuoco
pare a me le abbia pur fatto quella materia del terzo elemento, o vogliam dire
que' suoi nei, che troppo l'hanno fatta decadere da quel glorioso stato in cui
altre volte trovavasi. - Forse, - rispos'io - ch'ella non è poi tanto da
compiagnere. Ha perduto la luce e la sua quiete, è vero; ma di una cosa
uniforme ch'era in prima e da per tutto la medesima, è venuta anche a
rivestirsi di quella tanta varietà che ora vi ammiriamo per ogni lato; e poté
di tanti avvenimenti divenir teatro, su cui dovevate, Madama, essere un
personaggio voi medesima. Del resto - io continuai a dire - nello stesso modo
che la terra, furono dal sole conquistate le comete che appariscono nel vortice
suo, e gli altri pianeti che gli fanno corona.
-
Con queste tante conquiste - disse la Marchesa - che ha fatto il sole, ben fu da
lui trasgredita e rotta in cielo ogni legge di equilibrio, per cui tanto si
combatte qui in terra. Ed io mi penso che nella storia celeste egli debba tenere
quel luogo che tengono nelle nostre istorie gli Alessandri ed i Cesari. - Per
quanto si creda, - io risposi - e vi sia ragione di credere, che altre stelle
abbiano anch'esse un corteggio di pianeti, certo si è che non veggono sino ad
ora i filosofi un più gran conquistatore del sole. Ma vedete or voi, Madama, la
differenza che ci ha da un corpo luminoso a un opaco, da un sole a un pianeta,
da Sirio a Venere. E vedete insieme a che fu principalmente ordinata la gran
macchina del Cartesio. Il sole, che è corpo di assai maggiore che tutti i
pianeti presi insieme, standosi nel centro del suo vortice, volgesi intorno a sé
in venticinque giorni e mezzo. E lo sterminato oceano, dirò così, di materia
che lo circonda, o sia il gran vortice di cui anima e centro, girando pel
medesimo verso che fa egli, mena d'intorno a sé i pianeti, a quel modo che una
corrente fa le navi che in essa s'abbattono. Di tutti il più picciolo, e che
gira anche più vicino al sole, è Mercurio. Compie suo giro in poche settimane,
perché la materia del vortice, ricevendo principalmente l'impulso dal sole,
muove assai più rapida ed ardente vicino a lui, che non fa nelle parti lontane.
Appresso Mercurio e più tarda gira Venere, quel bel pianeta il cui dolce lume
fa ridere il cielo, e ne conforta, dicono i poeti, ad amare. Viene la terra per
terza, la quale raggirasi intorno al sole nello spazio di un anno. Più sopra è
Marte; appresso a Marte seguita Giove, che è il più vasto tra' pianeti; e
finalmente si trova Saturno, che muove più lento di tutti, ed è di tutti il più
lontano dal sole. I pianeti minori, come la nostra luna, i quattro che girano
intorno a Giove, e i cinque di Saturno, furono anch'essi ab antico altrettanti
soli, e sono ora un segno della passata grandezza de' pianeti maggiori, a' quali
ancora appartengono. Avendo questi nella loro decadenza conservato gran parte
del loro vortice, come narra il Cartesio, conservano ancora le prede e le
conquiste, che fatte aveano ne' tempi migliori. Che se di tali cose, e
particolar-mente del girare che fa la terra, vorrete più minuta contezza,
leggeremo i Mondi del Fontanelle, dove conoscerete la più amabile marchesa di
Francia, a cui però non avrete altro da invidiare fuorché il filosofo.
-
Piacemi oltremodo - disse la Marchesa - quanto io ho udito da voi di un sistema,
che con tanta facilità e felicità rende le ragioni delle cose. Per far girare
i pianeti, il sole non ha che a girare egli medesimo; e per illuminare tutto il
mondo, che è pure un gran che, non ha da far altro che premere la materia
globulosa che il circonda. In ciò fare non ci rimette niente del suo; e il
tesoro, per così dir, della luce non è mai per venir meno. - Non si può
negare - io soggiunsi - che, stando alla opinione di coloro i quali vogliono che
la luce sia una effusione della sostanza medesima del sole, quasi un'ardente
pioggia ch'egli mandi fuori del continuo, taluno potrebbe vivere, e non a torto;
in grande apprensione. Per quanto finissime sieno le particelle della luce, più
fine ancora delle particelle odorose che esalano da' corpi, i quali nulla però
perdono, anche in lunghissimo, del loro peso, ci sarebbe da temere, non quel
tesoro venisse finalmente al basso, e di avere un giorno sul bel mezzodì da
restare al buio. E forse, per li tanti dispendi, che fa di continuo il sole,
dicono i filosofi del Malabare che di sette occhi ch'egli avea, sei ne sono già
chiusi, e non glie ne rimane ora che un solo di aperto. Ma ecco che per questo
conto noi possiamo essere più animosi. Tale, come voi avvertite, Madama, è la
condizione del sole, ch'egli può ogni momento fornir di luce tutto quanto il
mondo, e non perder egli mai niente del suo. E se proprio è della luce, ch'ella
trascorra in un istante uno sterminato cammino, e che il suo corso, come dice un
poeta inglese, è finito allorché incomincia, vedete come la luce cartesiana lo
faccia con un niente: che per lei appunto un niente sono i milioni e milioni di
leghe. E questo avviene perché, secondo il Cartesio, ogni cosa è pieno, senza
che vi sia il più minimo spazietto di voto. Immaginate una picca quanto si
voglia lunghissima, la quale, mossa che sia dall'uno de' capi, muove nel tempo
istesso anche dall'altro. Né più né meno è da pensare che avvenga della
pressione che ricevono ad un tratto le file de' globetti, che, senza lasciare
intervallo alcuno tra essi, si stendono dal sole insino a noi. E così appena
preme il sole, e allumato è ogni cosa.
-
Quale spiegazione più semplice e più chiara - disse la Marchesa - degli
effetti della luce potremmo noi cercare di questa? E già mi penso che il simile
debba essere de' colori, che, per quel ch'io credo, sono anch'essi un effetto
della luce. - Per certo, Madama, - io risposi - avreste il torto di non stare
anche per questo a fidanza del Cartesio. Egli vi dirà, che siccome la pressione
o il moto de' suoi globetti eccita in noi il sentimento della luce, così la
diversità de' loro moti fa che noi apprendiamo colori diversi. E questa
diversità di moti è cagionata dalla diversità delle superficie dei corpi, che
ricevono la luce che vi batte su, e la rimandano all'occhio nostro. Hanno esse
potere di alterarla, o variamente modificarla: e quindi ne appariscono
variamente colorate; non altro essendo i colori, che la luce variamente
modificata. Quei corpi adunque, le superficie dei quali sono disposte in maniera
da accrescer notabilmente ne' globetti di luce, che vi dan su, il proprio loro
moto di rotazione, ci si mostran rossi; e gialli quelli che lo accrescono un po'
meno. Se le superficie poi sono tali da sminuire quel moto, in luogo
d'accrescerlo, quelle che lo sminuiscono assai riescono azzurre: e verdi quelle
che poco. E finalmente se tali sono le superficie, che rimandino i globetti in
gran copia e colla medesima quantità di moto con che gli ricevono, senza
rinforzarlo in alcuna parte o debilitarlo, allora ne risulta il bianco: e il
nero per lo contrario, quando le superficie sono talmente disposte da ammorzare
essi globetti, e in certo modo assorbergli per entro a se stesse. Eccovi,
Madama, come in un batter d'occhio abbiam fatto i colori. Cercate voi
d'avvantaggio ? Ricordatevi, che noi siamo nel palazzo magico del Cartesio, dove
basta chiedere per ottenere. - No, no, - ella rispose - fermiamci per ora su'
colori: e dichiaratemi onde nasce che questo corpo accresca ne' globetti di luce
il moto di rotazione; lo diminuisca quell'altro. - Ciò nasce - io risposi -
dalla varia qualità e disposizione, che trovasi nelle particelle componenti le
superficie de' corpi medesimi, dalla loro inclinazione, positura, figura e
simili altre cose: le quali essendo diverse, debbono altresì diversamente
modificar la luce che in essi corpi si avviene. E così il filosofo vi dà di
che dipingere
L'erbetta
verde, e i fior di color mille,
di
che variare a vostro piacimento la faccia dell'universo.
-
Veramente, - ripigliò la Marchesa - con questi vortici si viene a fare ogni
cosa. Dica chi vuole, non si potria mai abbastanza ammirare il sistema del
Cartesio. Non ci è quistione che egli non sia prontissimo a scioglierla; e ciò
non fa con lunghi raggiri, ma con una semplicità che è un incanto. Il sole, le
stelle, col moto de' pianeti, la luce e i colori noi abbiamo voluto fare, e
furon fatti. Ma dite, vi è occorso egli mai di ragionare con altra donna di
filosofia? - No al certo, Madama, - io risposi - nè ci voleva niente meno di
voi a farmi soccombere. Ma che mi fate voi una tale dimanda? -Ed ella: - Per
sapere come essa si fosse comportata; come avesse fatto con questo Cartesio. -
So ben io, - ripigliai tosto - quel che vi fate voi. Che occorre, Madama, il
nasconderlo? Voi vi siete un po' troppo lasciata andare all'immaginazione
Egli
sembra siavi caduto di mente quella fretta madre di tanti sistemi, che non
reggono poi alla flemma degli osservatori. - Che debbo io dirvi? - ella rispose.
- Se io me ne sono scordata così, forse la colpa è del palazzo magico, dove
voi mi avete introdotta. Ben sapete che questi tali luoghi han virtù di far
dimenticare alle persone le cose migliori. - Alla quale io risposi - Madama,
almeno non vi dimenticate che i palazzi magici si risolvono in fumo al
sopraggiunger di Logistilla con quel suo libretto. - Chi avrebbe mai potuto
credere, - riprese a dir la Marchesa - che da una supposizione tanto semplice,
come fu quella di non so che dadicciuoli portati in giro, avessero a riuscire le
tante maraviglie che in sì picciol tempo mostrate mi avete? In assai maggior
pregio senza dubbio si hanno a tenere coloro, che con pochissimi ordigni fanno
far quello per cui altri ne mettono in opera moltissimi. E la varietà de'
colori tanto più ora mi diletta, quanto io duro meno di fatica nel vernirmegli
formando dentro alla fantasia. Se non che male saprei immaginare come va la
faccenda in quei colori, che solamente appaiono sopra le cose, se un traguarda
per un certo vetro; siccome mi sono abbattuta a vedere in non so che villa, non
è gran tempo. Io non mi metterò a farvene una descrizione, che male ne
riuscirei: e d'altra parte a voi non può esser nascosto di che vetri io
m'intenda di parlare. Di tanto mi ricorda: ch'egli era posto a rincontro d'una
finestra, e sospeso dalla volta della stanza; e ch'era proprio un piacere a
veder per esso la campagna e il cielo, come un tappeto o un panno di mille
colori. - Anche di questo - io risposi - voi avete in pronto la spiegazione.
Quel vetro a tre facce, che voi dite, fatto come quegli stipetti che sogliono
porsi negli angoli nelle stanze, si chiama prisma. Guardando a traverso di esso
le cose, noi le veggiamo pezzate di vari colori; e ciò in virtù di nuove e
varie modificazioni, che valicando per esso ricevono i globetti di luce, che
sono ribalzati da' corpi. Fategli acquistare o perdere del moto di rotazione,
secondo che qua vedete un colore, e là un altro; è fatto ogni cosa. Ma quanto
a quella distinzione accennata da voi, Madama, tra i colori veri, e gli
apparenti, non troverete alcun filosofo che possa usarvi l'agevolezza di farvela
buona: io dico, né anche il vostro Cartesio. Il quale vi dice risolutamente che
il porporino d'una bella guancia e quello del prisma o dell'iride, non sono
altro che rotazioni di globetti; sono tutti colori apparenti, non reali; tutti
di un modo, quanto all'essere, se non quanto agli effetti che producono. In
somma ogni qualità di colori non sono altro che semplici fenomeni, che appaiono
con la luce; e tolta via quella, non son più. - Volete dire - replicò la
Marchesa - che non sono più veduti. Come si potria pensare che i colori di quel
quadro non sono più, un'ora o due appresso il cader del sole? La tela rimane
pur tuttavia, benché non veduta. - La tela non ha dubbio, - rispos'io subito -
rimane dopo il cader del sole; e sopra essa similmente certe disposizioni
rimangono nella figura e tessitura delle minutissime parti di quei vari generi
di materia, che adoperar sogliono i pittori. Ove sopravenendo appresso la luce
secondo la qualità ch'ella prende da esse disposizioni, i suoi raggi ribalzano
indietro sotto varie tinte e colori diversi. Per le tenebre poi ogni cosa da
capo svanisce, e non è più; come un effetto di quelle disposizioni, e insieme
della luce.
La
Marchesa recatasi in sé alquanto, riprese a dire in tal modo: - Per verità io
ho creduto sempre il color esser nelle cose; e nel prisma o nell'iride esser
solo una illusione. - Ed io: - Cotesto toglier via quella distinzione, che
comunemente si fa tra i colori veri e gli apparenti, egli è pure un ridur le
cose a quella semplicità, che tanto vi va a genio, Madama. Se non che, forse
l'amore di voi stessa contende a questa volta col vostro amore per questa
medesima semplicità. Troppo vi duole di non dover più tenere e riconoscer per
vostro quello su che in grandissima parte si fonda l'imperio delle belle donne.
Né io vi posso dar torto che vi mostriate per questo conto un po' difficile col
Cartesio. Ma finalmente a chi è tanto o quanto tenero del suo onor filosofico
non è lecito di ammettere i principi di un sistema, e non voler poi ammetter le
conseguenze che necessariamente da quelli derivano. I corpi non sono altra cosa
che materia del terzo elemento; i quali differiscono solamente tra loro per una
certa tessitura e configurazione di particelle: e ne' globetti della luce non è
altra cosa, che quel moto di rotazione che le particelle de' corpi vi modificano
nell'atto di ribalzargli da sé. Questi dipoi muovono l'organo del vedere; e così
nasce in noi il concetto del colore. E in fine di questo colore il nostro animo
ne riveste le cose di fuori, là riferendolo donde gli vennero i globetti di
luce. Ma in effetto le cose ne son nude. Anzi non solo del colore; che anche il
sapore, l'odore, il suono, il freddo, il calore e la luce medesima non sono
altrimenti ne' corpi.
La
Marchesa allora disse: - Poco manca voi non diciate non aver realità alcuna
quanto un vede et ode: che io non debbo credere esser qui questo marmo, che io
pur tocco con mano; esser voi... - Tal cosa - io risposi subito - non vi dirò
già io. Benché non manchi di quelli che sostengono i corpi tutti non esser
altro che ombre, e sogni perpetui di gente che è desta; io per me credo che
sogni sieno i loro: né mi potrò mai indurre a credere che io sogno, quando io
vi veggo. Crederò bensì che le cose sieno molto differenti da quello che
paiono. E lo stesso, Madama, dovrete fare pur voi. Quelle qualità soltanto
hanno da risiedere ne' corpi senza più, le quali dipendono dalla materia di che
sono composti; le altre vi saranno apparenti. Così che, fuor che nella mente
nostra, non si trovano in nessun luogo. E le proprietà della materia il
Cartesio le ristringe alla estensione, per cui i corpi sono lunghi, larghi e
profondi; alla impenetrabilità, per cui un corpo non può trovarsi nel luogo di
un altro; al muoversi; all'aver questa, o quella figura; all'aver le parti così
o così modificate e disposte. Ora chi vorrà mai il colore, la luce e simili,
essere un certo moto, una certa figura, o tessitura di parti? Adunque sono nella
nostra mente. - Ma - qui soggiunge la Marchesa - voi mi diceste pure un certo
moto di rotazione ne' globetti della luce esser cagione del colore, che è nei
corpi. - Piuttosto occasione - io ripresi - che se ne desti il sentimento in
noi: come appunto quella proprietà che hanno i corpi di premere i globetti del
secondo elemento è occasione che si risveglia in noi il sentimento della luce;
e quella, ond'essi fanno brandire e ondeggiar l'aria sino al timpano
dell'orecchio, il sentimento del suono. Similmente una certa figura di
particelle, o pure certi piccioli animaletti che sono ne' corpi, stuzzicando in
una maniera o in un'altra i nervetti della lingua, sono occasione che in noi si
desti l'idea di quello o di quell'altro sapore. E l'istesso avviene dell'odore e
delle altre qualità somiglianti. E così da noi chiamasi impropriamente qualità
della materia quello che in realtà è soltanto percezione della nostra mente. -
Io già intendo: - disse la Marchesa - noi siamo i conquistatori del mondo, che
ci è dattorno; e divenghiam ricchi alle spese altrui. Il filosofo non lascia a'
corpi che a malapena lo scheletro, dirò così, della estensione; e il resto, di
che e' paiono rivestiti, lo dà all'anima nostra. - E con ragione - io
soggiunsi. - Quando uno si trova al buio, faccia di premere col dito l'un canto
o l'altro dell'occhio, girandolo a uno stesso tempo parte opposta; e vedrà
tosto un cerchietto di colori, simile in certo modo a quelli che veggiamo nella
coda del pavone. Onde questo? mentre certamente al di fuori non ha nè colore, né
luce. Non da altro, salvo che dalla pressione del dito, il quale opera così
grossamente nell'occhio quello che i raggi di luce vi san fare con tanto
maggiore isquisitezza. - Veramente veggo anch'io - disse la Marchesa - che non
può stare altrimenti la cosa da quel che voi dite. Ma come è mai che in virtù
di un certo moto di rotazione io apprenda il rosso o l'azzurro? Qual
corrispondenza ci può egli essere tra i corpi in qualunque modo sieno disposti,
e un concetto di colore, una idea, che l'anima forma dentro a se stessa? che pur
parmi che i sentimenti dell'anima sieno una faccenda diversa in tutto da
qualunque movimento si sia. - Comprendete voi meglio, Madama, - io risposi -
qual corrispondenza ci sia tra il dolore, che è pur dell'anima nostra, e la
puntura di un ago, che altro non fa che lacerare alcuna fibra della persona; tra
un certo moto di un ventaglio maneggiato da dotta mano, e il sentimento ch'e' fa
nascere in altrui della speranza? - Ed ella accennando di no: - Pur nondimeno -
io soggiunsi - tali cose, benché di differentissima natura, vanno di compagnia:
e l'una è cagione, o per lo meno occasione dell'altra. - Si dovrà dunque dire
- ripigliò la Marchesa - che tra i movimenti della materia e le idee dell'anima
ci sia quella corrispondenza che era negli Elisi tra Enea e l'ombra del padre
Anchise. Conferiscono insieme, ragionano, rispondono l'uno all'altro. Ma quante
volte Enea tentò di abbracciare Anchise, altrettante se ne tornò con le man
vuote al petto. - Questi pur sono - io ripigliai a dire - i misteri della
filosofia, alla quale, Madama, voi domandate assai più ch'ella non può
veramente rispondere. Chi potria dirvi come lo spirito sia legato in questi
nocchi della materia, come gli oggetti corporei cagionino certe idee nell'anima;
ella all'incontro certi moti nel corpo, come senza estensione ella sia in ogni
parte di noi, invisibil vegga, e intangibil tocchi? Sebbene non è punto da
credere che si rimanessero muti i filosofi, se noi gli domandassimo del come
tutto ciò succeda. Ci metterebbono in campo gli spiriti animali, che scorrono
per la cavità dei filamenti sottilissimi dei nostri nervi, e portano le
sensazioni degli oggetti corporei al cervello, ed esso poi le imprime
nell'anima; le cause occasionali; l'armonia prestabilita: ci farebbono dei laghi
di filosofia, che noi poco intenderemmo, e che nulla conchiudono. E già cotesti
grandi ragionatori furono paragonati co' ballerini, i quali, dopo gli più
studiati passi del mondo e le più belle cavriole, si trovano alla fine del
ballo nello stesso sito per appunto che il cominciarono. Ma comunque sia del
come e del perché, egli è indubitabile - io seguitai a dire - esservi più
specie di cose, le quali in noi ne producono di certe altre di ben diversa
natura. Onde non maraviglia che certi movimenti ne' globetti di luce,
eccitandone degli altri nella retina, che è una pellicella nel fondo
dell'occhio, e questi comunicandosi, in qualunque modo ciò avvenga, al
cervello, non maraviglia, dico, che questi tali movimenti possano creare in noi
certe idee di colore. E già dell'istesso occhio, e della maniera con che si
formano dentro di esso le immagini delle cose, sarebbe ora forse da parlare: se
non che ecco, Madama, che io veggo comparire lo scalco, il quale viene ad
avvertirvi esser già messe le tavole: ed egli è oggimai tempo di vedere che
qualità di sapore noi riferiremo coll'animo alla zuppa. - Non so - disse la
Marchesa - se colui che tutta mattina ci ha studiato su, e crede di averglielo
realmente dato, si accorderebbe così di leggieri con voi altri filosofi, che
ridur vorreste ogni cosa all'apparenza. Ch'ei non risappia giammai - io risposi
- de' nostri ragionamenti. Egli non è persona da disgustare per così poco,
come è una opinione di filosofia. - E il dir questo e il levarmi su fu una
cosa, stimando che così ancora far dovesse la Marchesa. Ella al contrario volea
pure che io le dicessi più avanti, e non così tosto si tralasciasse
l'incominciato nostro ragionamento. Sopra di che io la pregai a volersi ridurre
a memoria e ponderare il detto di quel poeta francese, nominato il poeta della
ragione: come vivande riscaldate buon sapore non resero giammai. Della qual
verità pur convenne dopo qualche contrasto la Marchesa; e finalmente a' piaceri
della tavola ebbe a cedere il campo la filosofia.
DIALOGO
SECONDO
Nel
quale si espongono i principi generali dell'ottica, si dichiara la struttura
dell'occhio, e la maniera onde si vede, e si confutano le ipotesi del Cartesio e
del Mallebranchio intorno alla natura della luce e dei colori.
Nel
tempo che durò la tavola, ora andava immaginando la Marchesa certe particolari
specie di animaletti, da' quali le venisse destato quello o quell'altro sapore;
ed ora raggirar faceva in uno o in altro modo i globetti della luce, secondo la
diversità dei colori delle cose che se le presentavano innanzi. E mostrava
avere non picciol obbligo al Cartesio, da cui riconosceva d'essere messa a parte
de' segreti della natura. Se non che una qualche noia parea pur darle che de'
suoi colori ei ne l'avesse spogliata. Dove io pur la veniva certificando che con
una semplice disposizione di particelle ella avrebbe seguitato ad operar quello
che per l'addietro operar credeasi col colore medesimo; e ch'ella poteva
starsene sicura nel suo regno contro a tutti i macchinamenti della più sottile
filosofia.
Levate
le tavole, e preso il caffè, ella si ritirò nelle sue stanze: e dopo avere
nelle ore più calde del giorno pigliato alquanto di riposo, venne nella
galleria dove io mi trovava godendo della vista di un ameno e ombroso giardino,
sopra cui essa risponde. Da più di un motto che gettò la Marchesa, ben
m'accorsi del desiderio ch'ella aveva di ripigliare il nostro ragionamento. Ond'io,
senza altro invito aspettare, presi a dire così: - Tanto io vi veggo, Madama,
infervorata della filosofia, che il parlarvi di qualunque altra cosa sarebbe
senza dubbio indarno. Converrà dunque dirvi due essere i principali accidenti
a' quali è sottoposta la luce: la riflessione e la refrazione. Quando le
particelle della luce vengono a dare nelle parti solide dei corpi, ribalzano da
essi, non altrimenti che fa una palla dando in terra; e quel ribalzar che elle
fanno, chiamasi riflessione. E per riflessione di raggi noi vediamo le cose
tutte che diconsi opache, cioè che non hanno il lume da sé. La fiamma della
candela, per esempio, manda raggi del suo: è un vorticetto di materia sottile,
secondo il Cartesio, un picciolino sole, che preme la materia globulosa che gli
è dintorno, e sì alluma ogni cosa; laddove gli altri corpi opachi, i pianeti,
quegli alberi, queste colonne, e che so io, non ci si rendono visibili se non in
virtù delle particelle del lume, o sia de' globetti che riflettono.
Regolarmente sono rimandati i raggi della luce, dando in una superficie
spianata, polita e tersa, quale è quella dell'acqua stagnante o degli specchi;
come appunto una palla, dando in un terreno spianato, ribalza regolarmente, cioè
risale su colla stessa inclinazione che è scesa. Tutti i raggi, per darvi un
bello esempio, che dal vostro volto vanno allo specchio, ne ritornano indietro
per niente disordinati o confusi, ma con la stessa inclinazione e con la stessa
situazione appunto tra loro con cui vi andarono. Così è ripetuta o rimandata
fedelmente dallo specchio la vostra effigie; e voi potete, Madama, presentarvi
ogni mattina dinanzi a voi medesima, e consultare a tutta sicurtà sopra il modo
di lasciar cadere con più eleganza un riccio, o sopra il più vantaggioso sito
da collocare un neo. - Gran mercé - disse la Marchesa - che io son giunta a
sapere il perché di cosa, che avendola sotto gli occhi tutto il dì, era quasi
vergogna non saperlo. Ma ben vi so dire che chi mi avesse l'altr'ieri parlato di
raggi, che venendo dalla mia faccia sono poi riflessi dallo specchio, e che so
io, io avrei creduto un tal linguaggio quel solito formolario che per vecchia
tradizione ne suol ripetere la galanteria. - Al contrario - io seguitai - di
quello che succede nello specchio, sono riflessi i raggi della luce se cadono in
una superficie irregolare ed aspra, quale è quella di una muraglia. Rimanda
essa bensì i raggi del sole da cui sia illuminata; ma per la scabrosità sua
confondendogli insieme, e sparpagliandogli per ogni verso, non ne restituisce la
immagine. Quando poi i raggi della luce trascorrono dall'aria, per cagion
d'esempio, dentro nell'acqua, imboccano i pori o i vani, che rimangono tra le
particelle di quella (ch'essa pure, benché non gli vediamo, ha i suoi pori); e
sì passano oltre. Ma nel passar che fanno, si torcono dal primiero cammino che
tenevano, venendo a piegarsi e quasi a spezzarsi, secondo il linguaggio degli
ottici. E questo spezzamento, onde s'indrizzano a nuova strada, diversa da
quella che innanzi facevano, è ciò che refrazione si chiama. I corpi diafani o
trasparenti, che danno la via al lume, come l'aria, l'acqua, il cristallo, il
diamante, si appellano mezzi. E però dicesi la refrazione avvenire nel passar
della luce d'uno in altro mezzo. Ed ella è maggiore, secondo che i mezzi hanno
in sé più di materia, o vogliam dire sono più densi. Onde i raggi si spezzano
maggiormente, o mutano maggiormente direzione nel passar dall'aria nel cristallo
che non fanno dall'aria nell'acqua, per essere il cristallo più denso che non
è l'acqua. - Bene sta; - disse la Marchesa - ed egli è ben naturale che il
cristallo, per essere più materiale, dirò così, dell'aria, abbia anche
maggior forza nello spezzare i raggi della luce, che per esso trapassano. Ma
come è mai che il Tasso dice, se ben mi ricordo,
Come
per acqua, o per cristallo intero
trapassa
il raggio?
-
Ché non continuate più avanti, Madama, - io replicai - quei suoi versi per il
rimanente della stanza? Mi pare che e' venga a inferire come in sulle tracce del
raggio, che trapassa intero per lo cristallo o per l'acqua, così pure osava il
pensiero degli eroi cristiani penetrare per entro al chiuso manto della bella
Armida. - Qualunque cosa - replicò la Marchesa - ne venga a inferire egli, non
è egli vero che da noi si dovrà inferire non accordarsi gran fatto insieme
messer Torquato e la scienza dell'ottica? - No certamente - io risposi. - E di
quante simili discrepanze non troveremmo noi ne' poeti, chi volesse così
sottilmente esaminargli? Il licenzioso Ovidio non fa egli scorrere in un giorno
tutti i dodici segni del zodiaco al sole, quando l'astronomia non gli consente
che la trentesima parte incirca di un segno pel suo corso giornaliero? Fatto è
che i poeti non parlano ordinariamente né a dotti, né a voi, Madama; parlano
al popolo. E purché arrivino a muovere il cuore e a dilettar la fantasia del
popolo, han toccato il segno. Tuttavia, a liberare il Tasso da quella taccia di
errore, potremmo dire, se così v'è in grado, ch'egli ha inteso parlare di quei
raggi che investono le superficie dei mezzi non obliquamente, ma a diritto: come
sarebbe, se un raggio cadesse sulla superficie dell'acqua a perpendicolo, cioè
senza deviare da alcuna delle bande dal filo del piombo. Che quel raggio sì
bene passa oltre intero senza spezzarsi o piegarsi nè da questo, nè da quel
lato; dove tutti gli altri, che vi cadono obliquamente o di sghembo, si rompono,
e nel rompersi s'indrizzano ad altra via. Ora diversamente frangono i raggi
passando da mezzo raro in denso, che non fanno da denso in raro. Per esempio,
dall'aria dando nella superficie dell'acqua, si piegano nel penetrar l'acqua,
indrizzandosi verso il perpendicolo, più che non faceano prima di toccarla. E
così un raggio, che da un punto di questa muraglia andasse fuor per la finestra
a percuotere colaggiù appunto nel mezzo del fondo di quella vasca, vota ch'ella
fosse d'acqua, riempiuta poi come ella è ora, non può più dirittamente dare
in quel segno di prima; ma tuffandosi nell'acqua si torce di tal maniera, che
viene a percuotere di qua del mezzo; cioè in un punto di esso fondo a noi più
vicino. Che se quell'acqua divenir potesse un cristallo, più ancora si
torcerebbe, più addentro tuffandosi; e più ancora, se per opera di una qualche
Alcina si convertisse in diamante. Ed ecco tutte le linee e tutte le figure, che
io vi segnerò. - In fatti, - disse la Marchesa - che bisogno vi ha egli di
linee e di figure, per intendere che un raggio, passando da un mezzo raro in un
denso, si accosta al perpendicolo; e più vi si accosta, quanto più denso è il
mezzo dov'entra? - Così però, - io soggiunsi - che il perpendicolo s'intenda
sempre dirizzato sopra la superficie del mezzo, che penetrano i raggi, in
qualunque modo sia posta una tal superficie: in quella guisa che la candela, che
è piantata nel piattello del candeliere, vi è sempre a perpendicolo in
qualunque modo il candeliere si tenga o il piattello. - Benissimo, - disse la
Marchesa - e naturalmente all'opposto anderà la cosa, quando un raggio trapassa
da un mezzo più denso in un meno; voglio dire che allora si scosterà dal
perpendicolo. - Così è - io risposi. - Niente vi ha di malagevole a
comprendere per voi, Madama. E già voi vedrete in un batter d'occhio, come
queste refrazioni, o deviazioni dei raggi, di che assai imperfetta notizia
aveano gli antichi, sieno cagione di mille giocolini che s'osservano tutto dì,
e de' quali moderni sanno render la ragione. Per esse refrazioni noi riceviamo i
raggi, come se venissero da altro luogo che da quello ove gli oggetti realmente
si trovano: e l'occhio, che non sa nulla di tutto questo, riferisce poi sempre
gli oggetti colà donde pare che i raggi gli vengano; vale a dire, vede secondo
la direzione dei raggi che lo feriscono. Uno di questi giocolini ve lo voglio
far vedere pur ora; da che abbiamo qui in pronto quel bel catino di porcellana e
una brocca d'acqua. Ora ecco io pongo nel fondo del catino questa moneta.
Piacciavi, Madama, di scostarvene tanto che la sponda del catino vi copra la
moneta e v'impedisca il vederla. - Così fece la Marchesa: ed io, riempiuto
d'acqua il catino sino al sommo: - Non vedete voi subito - ripigliai a dire - la
moneta, senza punto muovervi dal vostro posto? - Sì bene - rispose la Marchesa.
- Ma come ciò? che ben sono lontana dal vederne il perché in un batter
d'occhio. - Considerate, Madama, - io ripigliai - come la moneta manda raggi per
ogni verso; sia pieno il catino, o pur voto d'acqua; ma quei raggi che da essa
moneta sarebbono venuti per dirittura all'occhio vostro, quando voto era il
catino, venivano intercetti dalla sponda del catino medesimo; e quelli che dalla
sponda non erano intercetti andavano tropp'alto perché voi gli poteste
ricevere: e in tal modo a voi si toglieva il poter vedere la moneta. Non così
avviene, quando il catino si riempia d'acqua. Quei raggi che andavano tropp'alti
si piegano alquanto in basso verso di voi, si discostano cioè dal perpendicolo
nell'atto dell'uscir fuori dell'acqua; e però giungono a ferir l'occhio vostro,
il che prima fare non potevano: e voi vedete la moneta, ma fuori del luogo dove
realmente ella è. Di somiglianti scherzi vi ricorderete avervi fatto il prisma.
Oltre al farvi apparir le cose variate di colori, ve le mostrava altresì fuori
del luogo loro. I raggi degli oggetti entrando per la faccia del prisma che era
loro rivolta, vi refrangevano dentro; e uscendo dipoi dalla faccia di esso, che
vicina trovavasi all'occhio vostro, tornavano a refrangere. Talché da voi si
ricevevano dopo due refrazioni, come se venissero o di più alto o di più
basso; d'altronde in somma che in fatti non venivano. - Così è veramente -
riprese la Marchesa. - Secondo che situato era il prisma, ora mi conveniva
guardare in su, per vedere gli alberi e la campagna; ed ora in giù, per veder
l'aria. Pareva che talvolta il cielo fosse in terra, e poi la terra in cielo.
Comprendo ora il perché di tutte quelle bizzarrie; e parmi si potesse dire che
le passioni, che tanto ne fanno travedere, e ne mostrano le cose fuori del loro
debito luogo, sono altrettanti mezzi, o prismi, che tra il vero si frappongono e
l'occhio della mente. - Buon per noi, - io risposi - se tali prismi noi gli
sapessimo così ben maneggiare come i prismi dell'ottica; e potessimo almeno
assegnar così bene e prevederne gli effetti. Qualunque sia la posizione o la
materia di questi, si può facilmente sapere quale esser debba l'aspetto delle
cose per essi traguardate; poiché le refrazioni vi si fanno con certissima
regola. E generalmente elle succedono con tal proporzione e con tal legge, che,
nota la inclinazione del raggio diretto alla superficie del vetro, dell'acqua, o
di qualunque altro mezzo si sia, vi sanno dire a capello quale esser debba la
inclinazione corrispondente nel refratto. Della qual scienza è riputato
fondatore il vostro Cartesio. E dove ella gioca principalmente, è in quegli
scambietti, dirò così, che fa la luce passando a traverso un vetro d'occhiale
colmo, o convesso da amendue le parti, che si chiama lente, per la similitudine
ch'egli ha con un grano di lenticchia. Figuratevi, Madama, due raggi di luce che
camminino paralleli tra loro: ciò vuol dire che mantengano sempre in camminando
l'uno rispetto all'altro la medesima distanza, come fanno le spalliere di que'
viali. Se questi raggi vengano a cadere sopra una lente, vannosi ad unire in un
punto di là da essa per la refrazione che ne patiscono, così sopra
all'entrarvi, come sotto all'uscirne. Tal punto si chiama il fuoco della lente,
ove raccogliendo i raggi del sole ha potere di ardere e di levar tosto in fiamma
la polvere di archibuso che ivi sia collocata. - Vengo ora in chiaro - disse la
Marchesa - di ciò che altre volte ho udito dire; come con un vetro posto
dinanzi al sole altri può ardere, niente meno che si farebbe con una bragia
viva. Col ghiaccio medesimamente ciò può farsi - io soggiunsi. - Come col
ghiaccio? - ripigliò ella in atto di maraviglia. - Figuratevi - io risposi - un
pezzo di ghiaccio conformato a guisa di lente; e vedrete ch'egli potrà ardere,
come un vetro, sino a tanto che non sia disciolto dal sole. - Verissimo - ella
riprese a dire. - E qual ricca fonte di concetti e di arguzie non sarebbe egli
stato a' nostri begl'ingegni di un tempo fa cotesto potere ardere col ghiaccio!
- Certo, - io risposi - Madama, non sarebbono andati esenti i vostri occhi da
una qualche fredda comparazione, allora quando i nostri poeti s'udivano cantare
Deh
Celia all'ombra giace!
Venga
chi veder vuole
giacere
all'ombra il sole.
Ma,
continuando il nostro ragionamento, i raggi che cadono sopra una lente paralleli
si riuniscono nel foco di essa; e quelli che non sono tra loro paralleli, ma che
procedendo da un punto si vanno discostando l'uno dall'altro, si riuniscono essi
altresì in un punto, ma più lungi dal foco. E tanto più lungi quanto più
presso è il punto dond'e' procedono. - Di grazia,-
entrò qui la Marchesa - non v'incresca ripetere queste ultime parole. -
Voglio dire, - io ripigliai - che, quanto più presso alla lente sarà il punto
donde procedono i raggi che vanno sopra di essa a cadere, tanto più lungi dal
foco sarà il punto dove egli andranno ad unirsi. E per lo contrario sarà tanto
più presso al foco il punto della loro unione, quanto più lungi dalla lente è
il punto dond'e' procedono. Che sì, Madama, che questa mia diceria incominciava
a parervi alquanto lunghetta? - No per certo - ella rispose. - Troppo volentieri
ho seguito le vie della luce. - Orsù, - io ripresi a dire - per queste vie
ch'ella tiene, si giugne da noi ad avere la più dilettosa vista che un possa
immaginare. Ma, per goderne, bisogna un bel dì di sole essere in una stanza
affatto buia, salvo un piccolo pertugio, dietro al quale intendasi congegnata
una lente. Ciascun punto degli oggetti di fuori, che sono in faccia al pertugio,
vi manda dei raggi. I quali, trovando ivi la lente che gli aspetta, vengono da
essa riuniti dentro della stanza in altrettanti punti, che hanno rispettivamente
tra loro la medesima situazione e il medesimo ordine che i punti degli oggetti
donde e' partono. E così vengono, quasi punte di pennello, a dipingere sopra un
foglio di carta, che dietro alla lente si pone, l'immagine di quegli medesimi
oggetti. E ben vi so dire, Madama, che di tal forza e di tal precisione è
quella pittura, che un paese di Marchetto Ricci o una veduta del Canaletto male
vi starebbono a fronte. Maravigliosa vi è la degradazione, armonioso, quanto
mai dir si possa, il colorito, esattissimo il disegno. Non solo vi è animato
ogni cosa, ma si muove veramente. Vi vedreste camminar le persone, tremolar le
foglie degli alberi, veleggiare una barchetta, o dar de' remi nell'acqua. Che più?
Su per l'onda, che rompono i remi, vi vedreste scherzar variamente ed
isfavillare il lume.
-
Che non mandiamo tosto, - entrò qui a dire la Marchesa - per una lente? Mi par
mill'anni di vedere così fedelmente copiati i bei siti che abbiamo qui
d'attorno, di vedere un quadro di mano di così eccellente maestro, quale è la
natura. - Grande senza dubbio, Madama, - io risposi - sarà la vostra
maraviglia; né minore il piacere che ne prenderete. Ma non vi fareste poi anche
le maraviglie, se, continuando io nella stanza buia a ragionarvi di filosofia,
dicessi così: Ora ecco fate ragione di essere col pensiero in uno dei vostri
occhi, e di vedervi quello che avviene là entro. La stanza buia, dove siamo, è
la cavità, o camera interna dell'occhio. Il pertugio della stanza è la
pupilla, che è nella parte anteriore di esso: la lente è un certo umore detto
cristallino, il quale appunto di lente ha figura, e stassi a rincontro della
pupilla: il foglio di carta, che riceve la immagine degli oggetti, è la retina,
che è una pellicella che soppanna il fondo dell'occhio, ed è tessuta de'
filamenti del nervo ottico, per cui l'occhio mette nel cervello. Mercé di tali
ordigni si dipingono nel vostro occhio le cose che vi si fanno innanzi, e voi
vedete. Per certo, - ripigliò la Marchesa - io non mi sarei mai pensata che
quel bel quadro fosse tanto filosofico. E non è egli il Cartesio che lo intese
il primo, a dir così, e ce lo rese altrettanto utile, quanto era dilettevole? -
O felice il Cartesio, - io risposi - al quale voi vorreste aver obbligo di ogni
cosa! Ma di questa conviene averlo a un tedesco, per nome Keplero, a cui la
fisica ha parecchi altri obblighi, e non piccioli. Credevasi comunemente ne'
tempi addietro, che dalle superficie dei corpi traspirassero del continuo, e si
andassero distaccando certe membrane, o pellicelle, a guisa di effluvi: e queste
pellicelle, che chiamavano simulacri, somigliantissime a' corpi donde partivano,
volavano per aria, ed entravano poi nell'occhio, non si sa come, e vi recavano
dentro una fedele immagine delle cose poste al di fuori. Così spiegavano il
come per noi vedeasi; o piuttosto così folta era la nebbia, che ricopriva le
viste di quei filosofi. Presentemente è chiaro ogni cosa, per la similitudine
che ha l'occhio con la camera scura, che camera ottica medesimamente si chiama.
Gli oggetti mandano raggi da ciascun punto a traverso della pupilla all'umor
cristallino; ed esso, riunendogli in altrettanti punti, restituisce la immagine
de' medesimi oggetti, e la porta sulla retina. E perché i raggi che formano le
immagini degli oggetti si uniscono dietro all'umor cristallino a varie distanze,
secondo la varia distanza donde procedono, perciò è necessario che la retina
si faccia quando più dappresso all'umor cristallino, e quando se ne allontani;
acciocché la immagine di ciascun oggetto possa nell'occhio riuscir netta e
distinta. Nè più nè meno che nella stanza buia convien fare col foglio di
carta; che se non è posto ivi giustamente, dove per la refrazione della lente
concorrono i raggi di un oggetto, la immagine di esso ne torna sfumata e
confusa. A tale effetto si vuole sieno ordinati certi muscoli che fasciano il
globo dell'occhio. Ciascuno de' quali ha in oltre un proprio e particolar suo
ufizio: questo di volger l'occhio all'in su, quello all'in giù; questo a
destra, quello a sinistra; ed uno ce n'è, al cui governo presiede chi governa
buona parte della nostra vita. Muove esso obliquamente l'occhio, e gli dà quel
muto favellare, che suole essere più eloquente e più caro di qualunque più
espressa parola. Tutti dipoi insieme quei muscoli si vuole che concorrano a
portare la retina ora più dappresso all'umor cristallino ed ora ad
allontanarnela; secondo che da noi or qua or là si viene rivolgendo la vista,
ed ora quella cosa si adocchia ed or questa, posta più vicina o più lungi da
noi. Ma qualunque sia l'ingegno, per cui si ottenga di conformar diversamente
l'occhio, secondo le varie distanze degli oggetti, ci sono di quelli che per
proprio difetto noi possono conformare in maniera da veder distintamente le cose
lontane, e dagli ottici sono detti miopi: ed altri all'incontro, che noi possono
per le vicine, sono detti presbiti. - E per questi tali, - disse la Marchesa -
mi penso sieno fatti gli occhiali. - E di varie specie occhiali - io risposi. -
Gli ordinari non sono altro che una lente convessa da amendue le bande; e
trovati furono solamente quattrocento anni fa a consolazione de' presbiti, o sia
de' vecchi. L'uno de' tanti incomodi che mena seco la vecchiaia è lo appassire
dell'occhio, e il soverchio accostamento della retina all'umor cristallino. Da
ciò ne viene che i raggi degli oggetti vicini, che dalla lente sono raccolti più
da lontano, arrivano alla retina prima di essere riuniti, e vi stampano una
immagine confusa e sporca. - Non maraviglia dunque, disse la Marchesa - se
cotesti vostri presbiti, quando hanno da leggere una lettera, e non trovano gli
occhiali in pronto, la tengano molto lungi dall'occhio. In tal caso la immagine,
che cade all'umor cristallino più vicina, può riuscir netta e distinta. - E
similmente avviene - io soggiunsi - se, tenuta la lettera alla consueta
distanza, la lente dell'occhiale aiuti la refrazione del cristallino, e faccia sì
che i raggi si uniscano a minor distanza a esso che fatto non avriano:
malinconie per altro, delle quali non si conviene parlare a chi ha, come voi,
A
voi, Madama, si conviene piuttosto parlare degli occhiali de' filosofi; voglio
dire dei microscopi e telescopi, mercé i quali pur possono contentare in parte
e sbramare la loro curiosità. Di moltissimi oggetti avviene che la immagine non
riesca per conto niuno sensibile alla nostra vista, a cagione della estrema sua
picciolezza; di alcuni oggetti, perché minutissimi, quantunque a noi sieno
vicini; di altri, perché da noi sommamente lontani, quantunque in sé sieno
vastissimi. Intorno a quelli si adoperano i microscopi, i telescopi intorno a
questi: e per via di varie sorte di lenti in essi congegnate ingrandiscono
quelle piccioline immagini, per modo che ci è ora dato veder quello che altre
volte non vedeasi; o vedere con distinzione grandissima ciò che solamente
vedeasi così in confuso. Non si potrebbono mai esaltare abbastanza così nobili
trovati, de' quali siamo debitori al nostro Galilei, che prese di Linceo
meritamente il nome, e rese, si potrebbe anche dire, lincei gli occhi dell'uomo.
Cogli aiuti del telescopio l'uomo si è fatto più d'appresso al cielo, e si
mescola, in certo modo, con le cose che tanto sono al di sopra di lui. Quante
stelle non siamo noi giunti ad scoprire, che isfuggono l'occhio nudo? E la via
lattea, che veggiamo biancheggiare la notte, e stendersi dall'uno all'altro
polo, non è altro che una moltitudine infinita, uno esercito innumerabile di
stelle. Delle montagne e de' valloni che sono nella luna, sarà senza dubbio,
Madama, giunta la voce anche a voi. Sono esse pure una scoperta de' telescopi, i
quali nelle macchie di quel pianeta ci hanno fatto vedere delle bassure e delle
alture grandissime: a tale che ce ne ha che superano di molto queste nostre
Alpi. Per via poi delle macchie che ci hanno mostrato sulla faccia di Giove, di
Marte e del sole, siamo pervenuti a conoscere il giro ch'e' fanno intorno a se
stessi. E solamente dal passato secolo in qua, che sonosi trovati que' belli
ordigni, sappiamo che Giove ha intorno di sé una corona di quattro satelliti, o
lune, che vogliamo chiamarle; e Saturno ne ha una di cinque, con di più un
bello anello luminoso, che gli aggiorna di continuo le notti. Per essi
finalmente si conobbero con precisione le grandezze de' pianeti, quelle distanze
di tanti milioni di miglia che sono tra essi e noi; si è venuto in chiaro del
vero sistema del mondo; e se già disse un antico poeta che Giove guardando la
terra, non vi potea veder nulla che non fosse trofeo dell'armi romane, forse i
filosofi potrian dire al presente che, guardando il cielo, non vi può veder
cosa che non sia scoperta e quasi conquista de' telescopi. Feci io qui un po' di
pausa. E la Marchesa riprese a dire: - Con tali e si magnifiche parole avete voi
rappresentate le gesta de' telescopi, che non so già io qual figura vi potranno
fare i microscopi al paragone. - Di molto, Madama, - io ripigliai - hanno
disteso anch'essi i confini dell'umano sapere. Se i telescopi, allungando la
vista degli astronomi, ne hanno fatto conoscere mondi remotissimi da noi, e i
microscopi ne hanno fatto conoscere noi stessi, assottigliando la vista degli
anatomici. E se gli uni, mostrandoci le valli e i monti, la notte e il giorno,
che a somiglianza della nostra terra hanno ancora i pianeti, ne hanno fornito
argomenti per non credergli paesi oziosi e morti, ma abitati anch'essi, e gli
altri ne hanno veramente mostrato innumerabili nazioni, dirò così, di viventi,
incognite agli antichi, e in cose che non pareano gran fatto acconce ad essere
abitate. In una gocciola di aceto e di altri liquori moltissimi vi si è
discoperta una tal popolazione di animaluzzi, che la Ollanda e la Cina sono in
paragone un deserto. Lascio poi a voi a pensare, Madama, quanto minutissima sia
la picciolezza di quegli animaluzzi. Basta dire che dentro a un granello di
miglio ce ne capirebbono i milioni. Né pare che sia meno mirabile di quelle
strabocchevoli grandezze che ci ha fatto conoscere il cannocchiale, quella
picciolezza incredibile, che pur ci ha fatto vedere il microscopio.
-
Ben pare - disse la Marchesa - che l'uomo tenga del divino; là singolarmente,
dove ha saputo col suo ingegno trovare aiuti onde accrescere la picciolina sua
forza, e farsi come maggiore di se medesimo. Ma sovra ogni altra cosa ammirabili
mi paiono questi strumenti per cui ora la nostra vista si stende quasi in
infinito di qua e di là degli strettissimi confini che pareva averle prescritti
la natura. Che cosa vedevano, si può dire, gli uomini avanti la invenzione del
cannocchiale e del microscopio? Non altro che la scorza, e un barlume delle
cose. Starei per dire che gli antichi, riguardo a noi, fossero quasi ciechi. -
In questa parte non è dubbio - io risposi. - Sebbene, ciechi erano reputati
coloro, o almeno aver le traveggole, i quali vedeano con quegli strumenti quelle
tante cose che hanno di tanto ampliato la sfera del nostro sapere. Ben ebbe a
provarlo il nostro Linceo medesimo, al quale toccò di pagare assai cari i
benefizi che colle sue scoperte si avvisò di fare all'uman genere. - Come? -
ripigliò in atto d'impazienza la Marchesa. - Non si alzarono le statue, non si
arse l'incenso, non si appiccarono i voti a un tal uomo? - Al contrario, - io
risposi - la ricompensa che egli ebbe fu la stessa che, per avere discoperto un
nuovo mondo, avea avuto alcun tempo innanzi il Colombo: accuse, processo e
carcere. Né altrimenti succede a coloro i quali a fil di ragione pigliano a
combattere le opinioni radicate nelle menti degli uomini, e colla verità alla
mano fannosi ad atterrare gl'idoli della prevenzione. Le discoperte del Galilei
contraddicevano a quanto insegnavano i maestri di allora sulla struttura del
corpo umano, e sulla fabbrica singolarmente de' cieli; andavano per diritto a
ferire quanto sulla parola di Aristotele credevasi a quei tempi nella filosofia
essere più solenne e più sacro. Ed ecco quanto bastò perché egli fosse
contrariato da ogni parte, perseguitato, condannato, tenuto reo. Oltre di che le
nuove scoperte si disprezzavano, perché nuove; gli errori che messo aveano, dirò
così, tanti secoli di barba, si sostenevano come le verità le meglio
dimostrate. Tanto è vero che la caligine dell'antichità suole ingrandire nella
nostra apprensiva l'altrui merito, come appunto gli oggetti per nebbia sogliono
apparir più grandi del giusto. Né io mi maraviglierei punto che anche al dì
d'oggi alcuni ci fossero tra noi, tanto innamorati delle cose antiche, i quali
facessero maggior caso dei sogni di Parmenide, secondo cui il sole è freddo e
caldo, la via lattea un miscuglio di denso e di raro, che de' più bei trovati
de' nostri filosofi. - Per quanto venerabile - riprese a dir la Marchesa -
essere possa la nebbia o la barba dell'antichità, non credo però già io il
facessero, una volta che avessero veramente assaporata la filosofia moderna, che
con tanta chiarezza rende le ragioni delle cose, e udito avessero quanto da voi
mi è stato esposto sinora.
-
Peccato, - io risposi - Madama, che tutto quello che avete udito non sia per
star saldo alla prova. Non dico già che dobbiate aver dubbio alcuno intorno al
refrangere e riflettere della luce, che abbiamo discorso; intorno alla perfetta
similitudine che corre tra la camera oscura e il nostr'occhio: né che dobbiate
ritrattarvi della rinunzia che avete generosamente fatta del colore, che
tenevate più vostro, del misto di rose e di ligustri. Ma finalmente del sistema
del Cartesio voi dovete fare quel conto, e non più, che si vuol fare d'un bel
giuoco di fantasia. - Ecco adunque soggiunse
qui prestamente la Marchesa - che la miglior parte del mio sapere è ita in
fumo. Con quanta facilità non poteva io render ragione di mille cose, e tra le
altre formarmi dentro alla mente qual colore più mi piaceva? E Dio sa quanti
pensieri mi costerà da qui innanzi una sola mezza tinta! Io vi confesso che mi
sa malagevole a dovere abbandonare il Cartesio: e io pur mi sentiva affezionata
a quel suo sistema. - Ma senza dubbio, Madama, - io risposi - molto più il
sarete alla verità. Il sistema del Cartesio ebbe, come Ercole, sin dalla culla
di gran nimici a combattere; ma, al contrario di Ercole, quasi che nella culla
medesima fu spento. Appena comparì al mondo, che fu obbiettato da alcuni come
il lume delle stelle non potrebbe in niun modo giugnere a noi, perché la
pressione di un vortice rintuzza ed uguaglia la pressione degli altri co' quali
è in equilibrio; cosicché lungo i confini di ciascun vortice la luce è come
ammorzata da una contraria luce. Da altri più sottili esaminatori delle cose
naturali fu poi mostrato lo imbarazzo, anzi la impossibilità che avrebbono i
pianeti a muoversi nei vortici del Cartesio; e molto più le comete, che vi
girano talvolta per un verso contrario a quello de' pianeti. - Non mi diceste già
voi - soggiunse qui la Marchesa - che dal vortice sono portati in giro i
pianeti, come giù a seconda sono portate le navi da una corrente? - Così è -
io risposi; ed ella: - Pel giro adunque de' pianeti pare non ci abbia luogo
difficoltà alcuna. Niente immaginare potrebbesi di più chiaro. E tra le
correnti del vortice, che vanno tutte per un verso, non potria egli avvenire che
se ne formassero alcune, che andassero per un verso contrario, come, per
rivolgimento delle acque ritrose, avvenire pur talvolta si vede ne' fiumi? E non
potrebbero esse correre per di assai lunghi tratti, atteso la vastità medesima
del vortice? E queste correnti contrarie saran desse, che ne porteranno le
comete a ritroso e per un verso contrario a quello de' pianeti. - L'amore - io
risposi - che avete posto nel vostro Cartesio, vi rende più ingegnosa che mai.
E ben voi, Madama, cercate ogni via, come fanno i veri amanti; vi atterreste ad
ogni ragione, per non dipartirvi da lui. Se i pianeti non facessero altro che
girare, o danzare a tondo, non ci saria che dire. Il male si è che il fanno con
certe particolarità, con certe tali leggi, le quali non ci è verso, per quanti
tentativi sieno stati fatti, di aggiustarle con quello che vorrebbe la propria
natura e l'indole del vortice; e guastano ogni cosa. E quanto al vostro sistema
delle comete, ben può ne' fiumi venirsi formando alcuna corrente contraria al
filo dell'acqua, per la più o meno profondità del letto del fiume, per la
varia posizione delle sue rive, o che so io. Ma simili cause, come trovarle nel
libero corso di un vortice nell'ampiezza del cielo? senza che qualche particolar
corrente, che si venisse anche formando sarebbe assai prestamente vinta dalla
corrente generale, e quivi si perderebbe; come vediamo appunto avvenire ne'
fiumi, che il filone dominante, a parlar così, dell'acqua porta via seco e
assorbe ogni cosa. In una parola molte e gravissime obbiezioni furono mosse
contro a quel sistema che ha trovato tal grazia dinanzi a voi, e per cui ha
tanto combattuto il fiore dell'accademia di Francia. Ma una tra le altre ce n'è
che gli dà l'ultimo crollo.
Quivi
non fanno i Parigin più testa.
-
E qual è mai - disse la Marchesa - questa così terribile obbiezione? - Ecco
qua, Madama: - io risposi - la pittura di questo muro è quello che gli fa così
cruda guerra. - Se egli non ha a temere - soggiuns'ella - altro nemico, io fo
tosto cancellarla quella pittura. - Oramai - io risposi - il vostro amore per il
Cartesio non conosce più termine, nè segno alcuno; che gli vorreste anche
sacrificare il vostro Paolo, che ha saputo così ben ritrarre su questo muro la
pittura omerica dell'ira d'Achille. Ma troppe bisognerebbe cancellarne delle
pitture, e secondo l'uso d'oggidì dar di bianco a ogni cosa. Orsù, Madama, io
pianterò questo mio coltello qui nella tavola, che è in mezzo della galleria.
Voi rimanetevi qui; io andrò a pormi là in quel canto. Or bene, voi, Madama,
tenete l'occhio fisso nella clamide rossa di quell'Achille; ma fate di
traguardare per mezzo l'estremità del manico di quel coltello. - Volete dire -
ripigliò qui la Marchesa - che io faccia come i cacciatori, quando prendon la
mira. - Così per appunto - io risposi. - E intanto che voi state mirando quella
clamide rossa, io traguardo per simil modo quell'azzurro del mare; cioè
prendendo la mira anch'io per mezzo alla estremità del manico del medesimo
coltello. Ora egli è indubitabile che ivi, per quel punto per cui da noi si
traguarda, passa un raggio che viene dalla clamide ed uno che viene dal mare. I
quali due raggi altro non sono se non due filze di globetti, l'una delle quali
si stende dalla clamide al vostro occhio, l'altra dal mare al mio. E ancora è
indubitabile, che questi due raggi si tagliano insieme nel punto da noi preso
per mira; e però si trova ivi un globetto, che è comune, ed appartiene così
all'un raggio come all'altro. - Io non vedo ancora - disse la Marchesa - dove si
vada a parar la cosa. Ed io: - Acciocché quei raggi facciano impressione in
noi, sarà mestiero che i globetti del raggio che viene dalla clamide premano
dalla clamide sopra il vostro occhio; e i globetti del raggio che viene dal mare
premano dal mare sopra il mio. E così quel globetto, che si trova esser nel
punto per dove da noi si traguarda, e che appartiene ad amendue questi raggi,
bisognerà che prema a un tempo e sopra il vostro occhio e sopra il mio. Che
sarebbe lo stesso che dire che, essendo voi in capo di due viali, vi avviaste
nel medesimo tempo e per l'uno e per l'altro. E questo non è il tutto. Parmi
però - disse la Marchesa - essere tanto che basti a rovesciare ogni cosa.
Bisognerebbe ancora - replicai io - che in quell' istesso globetto, solido come
egli è, ci fossero due differenti moti di rotazione a un tempo: quello che è
voluto dal Cartesio, per muovere in voi l'idea del color rosso, e che dalla
clamide scorre per il vostro raggio; e quello che è necessario a muovere in me
l'idea dell'azzurro, e che dal mare va scorrendo per il raggio mio. Voi
comprendete adunque, Madama, che con questi globetti non potremmo veder nulla di
quello che noi pur veggiamo. - Comprendo ora - ripigliò la Marchesa - con
quanta ragione dicevasi della poca fede che si vuol dare a' sistemi di
filosofia. Ma certo non avrei pensato mai che questo dovesse dare in terra così
facilmente. - Lo stesso Mallebranchio, - io risposi - una delle più ferme
colonne del cartesianismo, fu scosso egli medesimo da quella difficoltà; e pensò
di metter mano nel sistema, cercando di assestarlo in modo che non repugnasse
all'esperienze, che con ragione furono da lui chiamate revelazioni naturali. - E
venne egli poi fatto -disse la Marchesa - a cotesto Mallebranchio di raddrizzare
in qualche modo l'edifizio?
-
Il Mallebranchio - io seguitai - ha fatto in picciolo nel sistema della luce
quello che nel sistema del mondo avea fatto in grande il Cartesio. Per ispiegare
i moti de' pianeti aveano immaginato gli antichi ch'e' fossero portati in giro
da certe sfere solide dette epicicli: e, per render ragione delle varie
apparenze di essi moti, facevano entrare così sgarbatamente quegli epicicli gli
uni entro degli altri, ch'era proprio una confusione; lo che diede motivo allo
scandaloso motto di quel re matematico: che se Iddio, quando fece il mondo,
l'avesse chiamato a consiglio, l'avrebbe assai meglio consigliato. Il Cartesio,
per far giocare i pianeti più liberamete, sostituì a quegli epicicli i suoi
vortici. E similmente il Mallebranchio, per meglio spiegare gli effetti della
luce, in cambio dei globetti duri immaginati dal Cartesio, vi sostituì dei
vorticetti di materia sottile od eterea, picciolissimi e fluidissimi, de' quali
ha riempito nel mondo ogni cosa. Il corpo luminoso, dic'egli, a guisa di cuore
nell'uomo, si ristringe a ogni momento e sì dilata; il che è causa di
ondeggiamento nel mare dei vorticetti, che da ogni lato l'attorniano. Ora questi
ondeggiamenti medesimi sono la luce; e la varia loro celerità il colore. Di qui
egli ricava un'assai stretta parentela che corre tra la luce e il suono, ond'altri
non s'era avvisato per ancora. Gli ondeggiamenti che concepisce una corda,
quando percossa, e ch'essa comunica all'aria, e l'aria dipoi all'organo
dell'udito, risvegliano in noi il sentimento del suono; e gli ondeggiamenti che
da una fiaccola vengon comunicati alla materia eterea, e quindi al nervo
dell'occhio, risvegliano in noi l'idea della luce. Nella maggiore o minor forza
degli ondeggiamenti dell'aria sta la maggiore o minore intensione del suono; e
nella maggiore o minor forza degli ondeggiamenti dell'etere sta la maggiore o
minore intensione della luce. Anzi, a quel modo che la varia frequenza nel
guizzar dell'aria fa la varietà de' tuoni, come grave, acuto, con quelli che
sono di mezzo, così la varia frequenza nel guizzar dell'etere fa i vari colori
rosso, giallo, e gli altri, che si possono considerare come i tuoni della luce.
- Io non so - disse la Marchesa - se mai similitudine sia stata, e direi anche
da certi nostri oratori, spinta tant'oltre. E più oltre ancora lo è - io
risposi - da cotesto filosofo. Non è dubbio che i vari ondeggiamenti dell'aria
si tagliano insieme, senza che l'uno rechi un minimo turbamento all'altro, non
che si distruggano tra loro: come veggiamo tutto dì avvenire nei concerti di
musica, dove il violino non si confonde col basso, o il basso col violino,
Per
simil modo, è ben naturale a pensare che succeda dei vari ondeggiamenti
dell'etere, che dai diversi colori delle cose si trasmettono a varie parti; i
quali potranno tagliarsi fra di loro senza confondersi, ovvero alterarsi in
alcun modo. E ciò perché un vorticetto, che sia comune a due filze che
ondeggiano, potrà da una parte ondeggiare per un verso e dall'altra per
l'altro, dividendosi, per la medesima cedevolezza delle sue parti, come in due.
E così i vorticetti del Mallebranchio, mercé la fluidità loro, vagliono a far
quello che non potean fare i globetti del Cartesio, colpa la loro solidità.
-
State: - qui m'interruppe la Marchesa - chi veggo io là nel giardino? Il signor
Simplicio, che viene alla volta di noi. Che partito prendere per difenderci da
quella noia di sonetti, con che egli mi rifinisce; e ciò non falla mai, in ogni
sua visita? Ché non viene un qualche vortice a seco rapirlo, e a torlo via dal
nostro sistema? - Alla quale io risposi: - Madama, non vi lasciate vincere a
troppa pulitezza; tenetevi sempre in sulla filosofia: ed ella sarà il vortice o
l'Apollo, che ne salverà da tale seccaggine. - La Marchesa disse che le
piaceva. Mentre tra noi erano questi ragionamenti, ed ecco il poeta, il quale in
sul primo abbordo prese occasione da un "come sta ella?" di
ragguagliarne che da un tempo in qua pareva lo avessero in ira le Muse; che la
vena d'Ippocrene e dell'usato ingegno era omai secca per lui. Avendogli noi
fatto il piacere di contradirgli, egli ne rispose esser presto a provarne quanto
detto ne avea con due sonetti e con una canzone, composti in quella istessa
mattina, da' quali ben avremmo potuto conoscere quanto poco gli prestasse Apollo
di quel favore del quale altre volte gli soleva esser così largo e cortese. -
Quando sia così, - riprese la Marchesa - io per me, se fossi voi, vorreimi or
ora spoetare. Venite terzo tra noi a ragionar della luce e de' colori, che hanno
oggi fatto la materia de' nostri discorsi: e questi boschetti diverranno
un'Arcadia di filosofia. - Egli se ne schermì, dicendo non aver ala così
robusta da salir tant'alto. Aggiunse non potersi meglio temperare la severità
de' discorsi filosofici che con la poesia; e adduceva l'esempio del divino
Platone, il quale non isdegnò, diceva egli, con quelle stesse mani che
scrissero il Timeo di toccar la cetera: ed entrava in più altre novelle, quando
la Marchesa pur ferma a non voler dar retta a' suoi sonetti, rivoltasi a me,
tornò in sul discorso del Mallebranchio, dicendo che veramente con que' suoi
piccioli vortici si veniva a scansare la difficoltà che era stata tanto fatale
a' globetti; ch'ella per altro non si teneva gran fatto sicura della sussistenza
di quella riforma, per la fresca memoria delle disavventure del Cartesio. - Pur
troppo è vero, - io risposi - della natura delle cose umane essere la caducità:
- cosa che il signor Simplicio ne l'avrebbe confermata con molti bei luoghi di
poeti, e, a un bisogno, ancora co' suoi. - Ma quello, Madama, - io continuai a
dire - che certamente non vi aspettereste mai, si è ch'egli è pur forza
rinunziare al sistema o alla riforma del Mallebranchio, per quella medesima
similitudine tra il suono e la luce, che al primo ispetto gli dà tal aria di
verità. Ella vien meno questa similitudine al maggior uopo. Ogni moto di
ondulazione, il quale dal suo principio si dilata d'ogni intorno per cerchi via
via più grandi, se viene ad incontrar nel cammino un qualche impedimento, non
per questo si ristà egli; che anzi piegando da' lati di quello, e facendogli
ala, procede innanzi in cerchi ordinati tuttavia. Non vi sovviene, Madama, che
noi l'altro dì udimmo molto bene il suono di un corno da caccia, che veniva di
oltre quel colle? Segno manifesto che, non ostante lo interposto impedimento,
giugnevano a noi i cerchi ondeggianti mossi dal suono nell'aria. Lo stesso
vedremmo avvenire in quella vasca: che se altri vi gettasse dentro un sassolino,
l'onda non si arresterebbe già nel mezzo di essa, scontrando il piedestallo di
quel gruppo; ma ben si dilaterebbe da ogni lato, e cercherebbe con la
fluttuazion sua tutta la vasca. Adunque, come si ode il suono, dovrebbesi ancor
veder la luce, ad onta di qualunque cosa frapposta. In conclusione non avremmo
mai ombra; che, massime a questi dì, non sarebbe la più dilettosa cosa del
mondo: come neppur l'avremmo con la pression del Cartesio. Ogni globetto di
luce, toccandone molti altri, a sé contigui, e questi toccandone degli altri,
dovrebbe col suo premere sparpagliar la luce per qualunque verso, e illuminare
anche colà dove non può dirittamente il sole. Talché nel colmo della mezza
notte ci vedremmo così chiaro come di bel mezzodì. - Ecco - disse la Marchesa
- una nuova difficoltà contro al sistema del Cartesio, di cui per altro io non
avea bisogno a sapere da quanto egli fosse. - In fatti - io ripigliai
avremmo sempre luce senza interrompimento d'ombra, tanto nella
supposizione del Cartesio, quanto in quella del Mallebranchio, siccome ha
dimostrato il Neutono; il quale non si contentò di scoprire nell'ottica gli
errori altrui, che vi sostituì del suo le più belle verità.
Dette
queste cose noi scendemmo nel giardino a pigliare un poco d'aria. E quivi
entrammo in altri discorsi, cercando però sempre di distornare in un modo o in
un altro la vena poetica del signor Simplicio.
DIALOGO
TERZO
Esposizione
del sistema d'ottica neutoniano.
Non
così tosto io fui avvertito la seguente mattina che erano aperte le stanze
della Marchesa, che io mi vi rendei; e dopo i consueti convenevoli: - Madama, -
io presi a dire - sete voi ben preparata ad entrare nel sacrario della
filosofia? Ben sapete che ne sono esclusi i profani, e coloro che sonosi
lasciati vincere ai globetti, ai vortici e a simili altre mondane immaginazioni.
Prima di farsi alla soglia, conviene purgar del tutto la mente da quella vana
curiosità, dove ha radice la superba follia degli autori di sistemi generali;
conviene ricordarsi che, in pena di tal pecca, pare che sieno condannati, come
il Sisifo de' poeti, a rotolare e a innalzar tuttavia di gran sassi, che hanno
tosto a rovinare al basso. - Indarno adunque - disse la Marchesa - sarà nato
con esso noi il desiderio di sapere il perché delle cose. - Non indarno, - io
risposi - se un tal desiderio condur ne possa a sapere come elle sono in fatto.
- E sarà poi questo - disse la Marchesa - un così gran guadagno? E il saper
questo solamente dovrà tanto esaltare il filosofo sopra gli altri uomini? -
Madama, - io risposi - non crederete voi che metta assai più conto sapere la
storia degli effetti che si osservano in natura, che perdersi dietro al romanzo
delle cause? La marcia di un Montecuccoli non è ella più instruttiva di assai
che tutte le corse non sono de' cavalieri erranti dell'Ariosto o del Boiardo?
D'altra parte tale si è la condizione dell'uomo che l'assicurarsi come le cose
sono, il ben distinguere l'apparenza dalla realità, il saper vedere, non è
cosa da tutti. Egli sembra che di assai folta nebbia sieno per noi ricoperti gli
oggetti; quelli ancora che ne sono più negli occhi. Gli effetti dipoi primitivi
ed elementari, la natura ce gli ha nascosti, quasi direi, con eguale industria
che le cause medesime. E se non si può giugnere a veder l'ordine e la
dipendenza, che hanno tra loro tutte le parti dell'universo, a scoprir le cause
prime, voi non crederete però, Madama, che si faccia un così picciolo guadagno
a commettere insieme effetti, che pareano tra loro differentissimi, riducendogli
sotto a un principio comune: e per via di osservazioni ricavare dai particolari
fenomeni delle cose le leggi generali che osserva costantemente la natura, e
colle quali da essa governato è il mondo. - Sino a qui, - disse la Marchesa -
io non ho veduto delle osservazioni altra prova, se non che vagliono moltissimo
a distruggere. Un sistema è egli bello, elegante e semplice? ecco che tosto gli
muovon guerra, e non han posa che non l'abbiano posto in fondo. E non so se
s'abbia a dire ch'elle tengono un poco dell'umor bizzarro di colui che dallo
annientare le cose più belle cercava di salire in fama e di esser nelle bocche
degli uomini. - Tra i sistemi - io risposi - che fecero nel mondo la loro
comparsa, forse non tiene l'ultimo luogo quello che fu immaginato sulle qualità
dei raggi della luna; e che potrete aver veduto voi medesima essere anche in
voga tra i più. In sul fondamento che la luna presiede alla notte, come il sole
fa al giorno, che il colore del sole tira all'oro e il colore della luna
all'argento, e di simili altre varietà, avvisarono alcuni speculativi che i
raggi della luna dotati esser dovessero di qualità totalmente contrarie ed
opposte a quelli del sole. E però se i raggi del sole sono caldi e secchi, come
pur essere gli proviamo tuttodì, quei della luna esser doveano per propria
natura freddi e umidi. DaI che ne veniva in conseguenza che fossero anche mal
sani. In fatti il più delle persone, appena che la luna incomincia a innalzarsi
sull'orizzonte e i suoi raggi piglian forza, si ritirano in casa, o credono
avere il male di capo, se tanto o quanto passeggiando all'aria hanno bevuto
della malignità del suo lume. Qui ancora inframetter si vollero gli osservatori
delle cose naturali, e porre un tal sistema al crociuolo della esperienza. I
raggi della luna vennero raccolti insieme, onde invigorire la operazion loro,
nel foco di grandissime lenti, e quivi fu collocato un termometro; è questo uno
strumento che per la dilicatezza e sdegnosità sua, dirò così, mostra
all'occhio il caldo ed il freddo: è fatto di una palla o caraffa di vetro, con
un sottilissimo collo, la quale contiene dello spirito di vino, che, a ogni
minimo grado di calore che senta, si dilata e monta su per il collo della
caraffa, e si ristringe a ogni minimo grado di freddo e dibassa. Osservarono
adunque che non si ristrinse punto, benché nel foco di taluna di quelle lenti i
raggi della luna umidi e freddi, come si credeano, venissero ad esser di
lunghissima mano più stretti insieme, e più densi che nol sono quando battono
dirittamente sopra di noi. Talché oltre al rischiarar le notti, e ad inspirar
nel cuor degli amanti un non so che di appassionato e languido che dolcemente
gli attrista, non hanno i raggi di quel pianeta qualità altra niuna. - Ecco
delle osservazioni - disse la Marchesa - che pur dovrebbono andare a genio di
tutti, come quelle che lasciano stare le cose belle, e ne guariscono da vani e
mal fondati timori. - I filosofi da sistemi - io rientrai qui a dire -
paragonare si potrebbono a quella generazione di statisti, che per via di
sistemi di altra natura promettono mari e mondi, e dannosi vanto di arricchire
detto fatto le nazioni. E già non manca chi porga loro orecchio, ché tutti
vorrebbono in picciol tempo divenire dotti, non meno che ricchi. Se non che gli
uni trovansi alla fine di non aver fatto tesoro di altra cosa che di cedole di
niun valore; e gli altri di moti di pressione, di rotazione e di simili altre
cedole, o false monete della filosofia. Non picciolo adunque sarà l'obbligo che
noi aver dovremo alle osservazioni, se elle ne guariscono ancora dalle vane e
mal fondate speranze. A chi mai potrebbono andare a genio
il
volere abbracciar tutto il mondo, e finalmente non istrigner nulla? Meglio è
senza dubbio poter far fondamento su quel poco che uno ha: e il vero filosofo ha
da rassomigliare a quei savi principi che amano di avere uno stato non tanto
esteso, quanto sicuro. Benché, di quanto non hanno mai le osservazioni esteso i
confini del nostro sapere? Voi medesima, Madama, conosceste pur ieri come, mercé
le osservazioni del microscopio, ha penetrato la nostra vista nel seno più
riposto dei corpi, e come ha scorso l'ampiezza tutta dei cieli, mercé le
osservazioni del telescopio: e così di mille scoperte bellissime arricchite ne
vennero la storia naturale e l'astronomia. Non altrimenti che con lo studio
dell'osservare si perfezionò la chimica, che arriva a risolvere i corpi ne'
principi, onde sono composti, e quasi quasi a rimpastargli di bel nuovo; non
altrimenti la nautica, per cui con tal sicurezza e rapidità si vola
presentemente dall'uomo dall'uno all'altro emisfero. Né già vi può essere
nascosto, Madama, come la medicina, dove i sistemi sono tanto pieni di pericolo,
non si può in altro modo perfezionare ed accrescere, se non che ragionando
sobriamente, e osservando, per così dire, con intemperanza. Ma che più?
all'osservare attentamente noi medesimi, al tener dietro passo passo al
fanciullo, e ai progressi che fanno di mano in mano le facoltà dell'anima
nell'uomo, abbiam l'obbligo del poco che siam giunti a discernere della origine
e della formazione delle nostre idee nel profondo buio della metafisica. Il
Neutono dipoi, mercé l'arte più fina dell'osservare, aperto ne ha i più
occulti tesori della fisica: e dispiegando, come di lui cantò un suo
compatriotta, la lucida vesta del giorno, ne trasse fuori e svelò finalmente
agli uomini le fino allora nascoste proprietà della luce, di quella cosa, che
anima tutte le altre cose e rallegra il mondo. Le più belle e ammirabili
tessiture di essa luce voi vedrete al presente, Madama; e la verità vi ragionerà
nella mente per bocca del Neutono.
Un
raggio scagliato dal sole, - io ripresi - un raggio di luce per sottilissimo
ch'e' sia, è realmente, siccome io vi dicea ieri, un fascetto d'infiniti altri
raggi, ma non già tutti di un colore. Alcuni son rossi, altri ranciati o doré,
altri gialli, altri verdi, altri azzurri, altri indachi, ed in fine altri
violati. Primitivi ed anche omogenei si chiamano cotesti raggi, ciascuno de'
quali ha un proprio e particolar colore; e da essi mescolati insieme ne vien
formato uno eterogeneo o composto, come è un raggio del sole di color bianco, o
per meglio dire che pende al doré. E così la luce è la miniera de' sette
colori primari, di che si vengono poi dalla natura dipingendo variamente le
cose: che non è già da credere ch'alcun raggio si tinga di rosso o di azzurro
per la diversità della superficie in cui si scontra o de' mezzi per cui passa;
ma dal seno istesso del sole, insieme col lume, reca seco un proprio ed
inalterabil colore, benché non veduto da noi. - E come fu - disse la Marchesa -
che il Neutono il vedesse egli? - Certo - io risposi - di molta acutezza qui gli
fu bisogno: ma certo è altresì, che egli medesimo non l'avrebbe veduto mai,
quando i raggi primitivi per natura non fossero tali che, cadendo tutti con la
medesima obbliquità d'uno in altro mezzo, per esempio dall'aria nel vetro,
questi non refrangessero più e quelli meno; onde vengono a stralciarsi e
separarsi l'uno dall'altro; e il raggio totale o composto si risolve in tal modo
ne' suoi componenti e parziali. Soggetti a maggior refrazione o più
refrangibili si trova essere sopra tutti gli altri i violati; a minor refrazione
gl'indachi: seguitano gli azzurri, appresso i verdi, indi i gialli e i doré, e
finalmente i rossi, che refrangendo si torcon meno che tutti gli altri. - Nuove
e maravigliose cose in vero, - disse qui la Marchesa - voi mi raccontate di
questa luce. Ben parmi che aveste ragione, quando mi diceste l'altro dì che nel
picciolo tragitto, che uno fa di Francia in Inghilterra, trova tutto cambiato:
non solo la lingua, il governo, i costumi, gli umori ed il clima; che tutt'altra
cosa è per sino la luce ed il sole. Ma se a discoprire tal novità era bisogno
di un gran filosofo, non sarà manco bisogno di lunghi discorsi a farla vedere
agli occhi volgari. E se bastante si trova essere ogni minima cosa a rovinare un
sistema, quanto non ci vorrà egli mai a stabilir quello che sia d'accordo col
vero?
-
Basta - diss'io - che voi, Madama, col pensiero finghiate d'essere in una stanza
privata d'ogni lume, trattone quel poco che per uno stretto spiraglio e rotondo
v'introduce un sottil raggio di sole, onde viene a stamparsi sul pavimento della
stanza un'orma luminosa, o vogliam dire una picciola immagine del sole medesimo:
indi a qualche distanza dello spiraglio intendiate trovarsi congegnato un prisma
di vetro, che per traverso riceva quel raggio. Deve essere il prisma situato in
maniera che con una faccia guardi a la volta della stanza, con l'altra lo
spiraglio, e con la terza il muro che allo spiraglio è di rincontro, e con uno
degli spigoli guardi il pavimento. Il raggio di sole, che penetra la faccia che
guarda lo spiraglio, esce dipoi da quella che guarda il muro: di modo che il
prisma, che nel raggio si ficca, quasi cuneo lo spezza, lo refrange e viene a
buttarlo dirittamente sopra il muro della stanza, che allo spiraglio è di
rincontro. Ora la traccia luminosa, che il raggio refratto imprime su pel muro,
non è gia simile a quella che il raggio retto imprimeva sul pavimento. Quella
era bianca, e poco meno che rotonda; questa è lunga cinque volte più che la
non è larga, di figura quadrilunga, ma tondeggiata negli estremi: e in oltre
ella è distinta de' sette colori annoverati poco avanti. Sono essi disposti in
una schiera diritta, con tal ordine che il rosso tiene la parte inferiore;
contiguo a questo è il doré; appresso è il giallo, indi il verde, poi
l'azzurro, seguita l'indaco, e finalmente il violato sale più su che tutti gli
altri, e tiene la parte suprema di quella schiera: così però che tra l'un
primario e l'altro, tra il rosso e il doré, il doré e il giallo, e via
discorrendo, ci sono innumerabili mezze tinte, che legano insensibilmente
insieme l'un primario e l'altro.
-
Pensate - disse qui la Marchesa - se la scala de' colori sarà perfetta. Non ci
è dubbio che l'occhio vi abbia nulla da desiderare. - Ed io continuai: -
Rivolgendo un poco il prisma intorno a se stesso, ora per un verso ed ora per
l'altro, senza punto muoverlo di luogo, voi intenderete agevolmente, Madama, che
il raggio di sole si fa più o meno obbliquo alla faccia su cui cade. Con ciò
si viene a mutar l'ordine della refrazione, e si vede la immagine colorata
salire o scendere su pel muro. Si fermi il prisma, quando il raggio, così
all'entrare come all'uscire, sia egualmente inclinato alle facce del prisma; che
allora appunto la immagine è della lunghezza che io vi diceva, e i colori sono
anche più belli ed accesi. Tanto che
Né
il superbo pavon sì vago in mostra
spiega
la pompa dell'occhiute piume,
né
l'iride sì bella indora e innostra,
il
curvo grembo e rugiadoso al lume.
-
Io mi figuro - disse la Marchesa - questi colori vivissimi, e come
fiammeggianti, nella profonda oscurità di quella stanza. Certo che insino a qui
molto dilettosa e vaga è questa osservazione; e il cammino che conduce alla
verità non è altrimenti coperto di spine. - Ora per render ragione - io
continuai - di così gran cangiamento converrà dire l'una delle due: o la luce
esser composta di varie specie di raggi diversamente colorati e diversamente
refrangibili; e in tal caso il prisma altro non fa che scompagnarli al tragitto
che fanno per esso; ed essi, così separati l'uno dall'altro, segnano su pel
muro quella immagine colorata e bislunga: oppure converrà dire la luce tingersi
di nuovi colori in virtù della refrazione del prisma, ed in oltre ciascun
raggio aprirsi, dividersi e dispergersi in più e più altri, perché la
immagine del sole torni non solo diversamente colorata, m più lunga ancora a più
doppi che larga; e a questo, che fu supposizione di un nostro filosofo detto
Grimaldi, fu da lui posto nome dispersione della luce. Egli è forza, dico, chi
non ammette la diversa refrangibilità, ricorrere alla dispersione del Grimaldi,
a voler render ragione di quelle strane apparenze della immagine del sole
refratta al prisma. - Adunque - disse la Marchesa - se di cotesta esperienza ne
può render la ragione tanto il Grimaldì quanto il Neutono, la cosa rimane
tuttavia in pendente; ed io m'aspettava di dover sentire una prova decisiva pel
Neutono. - La prova decisiva - io risposi - la vi darà or ora l'istesso Neutono.
Altrimenti non potrebbe sfuggire quella solenne e gravissima taccia che gli fu
data da un grande oppositore, ch'egli ebbe, non ha gran tempo, in Italia: di
cavare cioè da' suoi sperimenti più conseguenze che cavare non si possono, e
di avere espressamente da questo sperimento cavata la diversa refrangibilità
de' raggi solari. Ma tanto è lontano ch'egli fosse troppo corrivo a fermare il
suo giudizio, che a trova lui medesimo avere asserito potersi da quello
sperimento inferire la dispersion del Grimaldi; ed ancora quelle strane
apparenze della immagine del sole poter forse in gran parte avvenire da una
disuguaglianza di refrazioni fatta dal prisma, non già con regola costante, ma
per abbattimento e a caso; e però non potervisi fondar ragionamento di sorte
alcuna. Adunque per chiarir sé ed altri sopra tal faccenda, egli avvisò di far
questa prova. La immagine colorata fatta dal prisma la fece ricevere da un altro
prisma, posto alla distanza di qualche braccia dal primo. Ma dove il primo era,
come il pavimento della stanza, orizzontale, l'altro era perpendicolare, come i
muri di essa, o vogliam dire dirittamente in piè; e n tal modo la schiera de'
colori che usciva dal primo prisma veniva a battere lungo la opposta faccia del
secondo: il rosso nella parte inferiore, il violato su in alto, e gli altri
colori nel mezzo. Il prisma che è orizzontale refrange i raggi di basso in
alto, dal pavimento della stanza, dove andavano a battere, volgendogli al muro;
e questo secondo in piè gli dee refrangere da un lato, ponghiamo da destra a
sinistra: e così i raggi, che refratti dal primo prisma andavano a ferir
dirittamente il muro, vengono ora buttati a sinistra, a ferire il medesimo muro
obbliquamente e di sghembo. Non so, Madama, se m'abbia qui spiegato abbastanza.
- E la Marchesa fattomi cenno di sì, io seguitai: - E cotesta nuova refrazione
de' colori doveva essere il paragone o della diversa refrangibilità neutoniana,
o della dispersione del Grimaldi, o in fine di quella fortuita disuguaglianza di
refrazioni, che non è di niun sistema. Ed ecco il perché. Se la immagine del
sole fatta dal primo prisma orizzontale, e refrangente di basso in alto, era
diversamente colorata e bislunga, mediante una dispersione di ciascun raggio,
che si faceva anch'essa di basso in alto, la seconda refrazione del prisma in piè
dovea disperger di bel nuovo i raggi già dispersi dal primo, e dovea
dispergerli da destra a sinistra, poiché da destra a sinistra gli refrangeva:
con che la immagine del sole refratta da questo secondo prisma avrebbe dovuto
esser diversa ne' colori e nella figura da quella del primo. Che se la immagine
del primo prisma era diversamente colorata e bislunga, per una accidentale
disuguaglianza di refrazioni, sallo Iddio quale strana cosa avesse fatto nascere
il caso per la nuova refrazione che veniva a patir la luce. Ma ogni altra cosa
ne avrebbe dovuto nascere, fuorché quello che richiedeva a un puntino il
sistema neutoniano. E già comprendete, Madama, quel che ciò fosse. Se la
refrazione del primo prisma non fa altro che separare i raggi diversamente
colorati e refrangibili, che sono dentro alla luce, sicché la immagine del sole
ne riesca colorata e bislunga, e la seconda refrazione da destra a sinistra non
può fare altro, se non che, di diritta ch'era la immagine, inclinarla sopra il
muro. Del resto ella dee rimanere, in quanto a' colori, quale era dianzi. Assai
chiaro - disse qui la Marchesa - mi sembra tutto questo. Se non che io non
intendo onde avvenga quella inclinazione, che voi dite doversi fare della
immagine sopra il muro. - Pur agevole vi sarà ad intenderlo, io risposi - solché
consideriate essere di necessità che anche dal secondo prisma sieno refratti
maggiormente i raggi violati che i rossi; ciò vuoi dire che sieno quelli
buttati più a sinistra di questi. Con che la estremità superiore della
immagine andrà a trovare il muro più a sinistra che la inferiore, ed essa
tutta verrà quivi ad imprimersi non pur in piedi o diritta, ma in positura
obbliqua e pendente. Così pur deve, e può solamente avvenire nel sistema
neutoniano, e non in qualunque altro sistema; e così per appunto avviene. Del
qual fatto io medesimo co' prismi alla mano ne ho preso certezza più volte.
Oltre a ciò, se appresso del secondo prisma in piedi ne vengano posti uno o più
altri parimente in piedi, acciocché la immagine già refratta dal primo,
tragittando per essi, venga a refranger nuovamente e sempre più da destra a
sinistra, tutte queste prove tornano a capello con la prima.
-
Poiché in favor del Neutono - disse la Marchesa - si è così chiaramente
spiegata la natura, non ci sarà oramai più alcuno che non
stia a una tale sentenza. E nel vero, per non dir nulla di quella
disuguaglianza accidentale di refrazioni, che non ne porta il pregio, la
dispersione del Grimaldi avea in sé non so che di composto, che non mi andava
gran fatto a verso. - Il credereste, Madama? io soggiunsi - l'oppositore, di cui
parlammo, non ci volle già stare egli a quella sentenza; che disse non avere in
somma il Neutono fatto altra cosa che confermare la opinione del Grimaldi con di
assai piacevoli esperimenti. - Io non prendo - ripigliò prestamente la Marchesa
- tanta ammirazione delle strane cose che può dire uno, che pur voglia farsi
oppositore, quanto io fo della negligenza del Grimaldi medesimo. Come non si
avvisò egli di mettere alla prova la sua opinione con un esperimento così
facile come fu quello del Neutono? E che altro finalmente ci voleva, se non che
collocare in secondo prisma dopo il primo? - Ma forse - io risposi - il saper
collocare quel prisma era più difficile che immaginare un sistema. Vedesi per
prova come in tutte le cose ci sono alcuni piccioli artifizi, difficilissimi a
trovarsi, e, dopo trovati, paiono un niente; ed è pur vero quello che diceva un
certo valentuomo: quanto mai è difficile questo facile! - Anche di questa verità
- replicò con bocca da ridere la Marchesa - se ne han prove nel nostro mondo
femminile. Credete a chi ne fa la esperienza tutto il dì, che un'acconciatura
disinvolta e semplice costa il più delle volte molti pensieri, e qualche
sdegno.
-
E che si dirà egli - io ripresi - aver costato al Neutono le altre belle
sperienze, che da lui furono immaginate in prova della diversa refrangibilità?
- Come? - disse la Marchesa - non resta ella forse bastantemente provata per la
sperienza che descritto mi avete: che di altre ancora è bisogno? Mi sarei io
forse lasciata persuadere troppo presto? - Chi potria pensare, Madama, - io
risposi - che ciò fosse per avvenir mai? Ma il Neutono, benché quella
sperienza sia concludentissima, non vi vuole ancora neutoniana. Vedete fantasia
che può solo cadere in mente a un filosofo.
Non
vuol che l'uomo a credergli si muova,
se
quel, che dice, in sei modi non prova.
-
A chi non dovrà piacere, ripigliò la Marchesa, di avere a fare con una persona
che non vi mette così alle strette, e vi lascia campo a fare tutte le
riflessioni che bisognano? Or via; che quanto ho udito m'invoglia vie
maggiormente di udire. - Madama, io ripresi a dire - fate di tornare col
pensiero nella nostra stanza buia, e fingetevela non più con uno spiraglio
solo, ma con due, poco lontani tra loro. E i raggi del sole, ch'entrano per quei
spiragli, refratti da due prismi, dipingano due immagini colorate sul muro
opposto a quello per cui hanno l'entrata. A poche braccia da questo muro
figuratevi un funicello bianco, teso orizzontalmente in aria, di cui parte ha da
essere illuminata da' raggi rossi di una immagine, e parte da' violati
dell'altra; così però che que' due colori nel funicello hanno da toccarsi
insieme. Ciò si otterrà ora girando quel prisma un poco, ed ora questo; poiché
nel girare del prisma, il raggio si fa più o meno obbliquo, già il sapete,
alla faccia su cui cade; e si vede la immagine colorata, che egli forma, salire,
scendere, camminare su pel muro. Ma ciò non basta. Conviene anche storcere così
un poco i due prismi l'uno verso dell'altro, accioché le due immagini vengano a
maggiormente avvicinarsi tra loro e a combaciarsi insieme. E bisogno in oltre
che il muro sia coperto di un panno nero, acciocché i colori, ch'egli
altrimenti rifietterebbe, non turbino la esperienza, ov'hanno a spiccare, anzi a
mostrarsi quei soli del fu-nicello, e non altri. Or finalmente si pone un prisma
all'occhio, e si osserva questo funicello; che, per la varia positura del
prisma, parrà più alto o più basso che non è in fatti. Mettiamo che paia più
alto. Non è dubbio che la parte tinta in violato ha da soffrire maggior
refrazione dal prisma, che non fa l'altra tinta in rosso: e però esso funicello
dovrà apparire rotto e diviso in due parti; e la violata sarà un po' più alta
della rossa. - Nel vero, - ripigliò la Marchesa - così pare ch'esser dovesse.
- E così - rispos'io - puntualmente succede. Anzi vi dirò, Madama, che tutte
quante le varie apparenze, che nascono in questa esperienza, rispondono così
esattamente al sistema neutoniano, e non a nessuno altro immaginabile, che è
una maraviglia. Facciasi che altri giri pian piano de' due prismi quello che
mandava al funicello i raggi violati, tanto che in quella vece sopra vi mandi
gl'indachi, che è il colore prossimo al violato: ed allora chi guarderà il
funicello col prisma all'occhio, lo vedrà, a dir così, meno spezzato di prima;
e l'una parte di esso si verrà un tal poco accostando all'altra, per essere la
refrangibilità minore tra i raggi rossi e gl'indachi, di quel che sia tra i
rossi e i violati. Che se per simile modo quella parte d'indaca diverrà
azzurra, rimanendo l'altra tuttavia rossa, e voi per simile ragione vedrete il
funicello spezzato meno; e meno spezzato ancora il vedrete, se di azzurra ella
si faccia verde; e meno ancora, se gialla; e sempre meno, se rancia o doré;
sinché fatta rossa, come è l'altra parte, il funicello non vi parrà
altrimenti spezzato, ma continuato ed intero per la uguale refrangibilità così
dell'una sua parte come dell'altra. Questa stessa cosa si dimostra ancora con
un'altra simile esperienza, che senza tanti preparativi si può fare da ognuno.
Pigliasi una carta di due colori, una metà tinta in rosso e l'altra in azzurro;
e ponendola al lume della finestra sopra un tavolino coperto di nero, a chi la
guarda col prisma apparisce come spezzata in mezzo, e divisa in due. Ed io mi
sono pensato di pigliarne una dipinta di quattro colori: rosso, giallo, verde ed
azzurro, con quell'ordine tra loro che gli ho nominati. A guardarla col prisma,
si vede divisa in quattro parti: sicché l'una soprastà all'altra, a foggia di
gradini; e l'azzurro, secondo che variamente io andava ponendo il prisma
all'occhio, ora si trovava il più alto di tutti, ed ora il più basso. E
comunque si mutino e rimutino le circostanze della sperienza, ella sempre
risponde così a puntino a' principi neutoniani, che meglio non risponde alle
dita del sonatore uno strumento di bene temprate corde, o a' cenni di bella
donna il più provato cicisbeo.
Qui
la Marchesa, dopo essere stata alquanto sopra di sé, riprese a dire in questa
guisa: - Quante mai non sono le prove che accumulate si veggono insieme a
stabilire e a confermare questa varia refrangibilità! Io per me non saprei
immaginare qual certezza possono avere maggiore le cose della geometria, che,
per quanto ho udito dire, hanno sole il vanto della evidenza; e quasi che io mi
sentissi tentata di credere non troppo il gran caso si faccia dalle persone di
cotesta geometria. - Grandissimo è il divario, - io risposi - Madama, che corre tra il genere di prove su cui
si fondano le verità geometriche, e il genere di quelle onde sono fiancheggiate
le verità fisiche. Una sola prova della geometria, la quale risale alla essenza
delle cose stesse, che sono il proprio suo obbietto, vale per parecchie prove
della filosofia, che non le può raccogliere se non da molti e molti particolari
che prende ad osservare.
Quanto
più s'arma, tanto è men sicura.
Le
prove nondimeno della varia refrangibilità pare che abbiano una così fatta
forza, ciascuna per sé, che vano sarebbe ogni contrasto. E finalmente convien
confessare che quell'uomo, che sì forte ora vi stringe, Madama, nel campo della
filosofia, era anche il fiore de' geometri. - Vorremo noi dire - ella soggiunse
- che il Neutono avea virtù di far divenir geometriche ogni sorte di prove, che
ogni metallo tra le sue mani si convertiva in oro?
-
Quell'oro per altro - io risposi fu
creduto orpello da alcuni, e singolarmente da quell'oppositore di cui abbiamo
parlato; il quale, tra le altre, prese a convincere di falso il principio della
varia refrangibilità. Forse egli credette venire in fama col titolo di
oppositore di un Neutono; ma certo egli si fece a contraddire l'ottica inglese,
perché egli era della setta di coloro tra' nostri uomini che alle dottrine
forestiere hanno per professione giurato odio e nimistà. - E donde ciò? -
disse la Marchesa. - Pare a loro - io ripigliai - che gl'Italiani ci rimettano
della loro riputazione, ricevendo da' forestieri un qualche insegnamento; essi
che, conquistata già con le armi la terra, la illuminarono dipoi colle scienze,
la ripulirono con le arti; essi che tra i moderni furono i primi a levar la
testa nel mondo letterario, e furono in ogni cosa i maestri delle altre nazioni.
Non possono costoro comportare per niun conto che le scienze facciano ora
cammino verso il Settentrione; e che da molti anni in qua sieno venuti in campo
gli oltremontani. - E perché mai - disse la Marchesa - non dovea anche a loro
toccare la volta? Stiamo noi pur contenti alle tante nostre glorie di un tempo
fa, confessando ingenuamente non esser questo il secolo degl'Italiani: né in ciò
ci rimetteremo punto del nostro onore. Egli è ben naturale che prenda riposo
colui che ha faticato di molto; e che dorma alcun poco fra il giorno chi si è
levato prima degli altri di gran mattino. Ma infine che possono eglino apporre
alle verità che scoperte furono oltremonti, e di là vengono in Italia? - Vanno
dicendo - io risposi - che giace per avventura il serpente tra' fiori e l'erba;
che si vuole stare in grandissimo timore, non tra quelle verità vi sia nascosa
una qualche infezion d'errore. - Avremmo adunque - disse la Marchesa - da
riguardare la filosofia d'oltremonti come le mercatanzie di Levante? Ma al vero
convien pure dar pratica da qualunque paese e' ci venga.
-
Pensando così giustamente, Madama, - io risposi - come voi fate, voi ben
sentirete tutta la forza di un'altra prova della differente refrangibilità che
nasce dalla varia distanza di foco, che i vari colori hanno nella lente;
qualunque cosa siasene detto in contrario, da chi volle accecar se stesso e gli
altri davanti al lume del vero. Differenti raggi colorati venendo tutti a una
lente dal medesimo punto non dovranno già riunirsi di là da essa nel medesimo
punto, se vero è che gli uni refrangano più e gli altri meno. I più
refrangibili che la lente storce più degli altri, avranno il punto della loro
unione, o sia il foco, più vicino ad essa lente, che non l'hanno i meno
refrangibili. Non è così? - Appunto - diss'ella. - E la prova è questa: - io
continuai - nella stanza buia al muro, dove feriva la immagine colorata del
sole, il Neutono metteva un libro aperto; e disponeva le cose in modo che il
prisma mandasse sopra i caratteri del libro non altri raggi, fuori che i meno
refrangibili, o sia i rossi. A rincontro del libro, e in distanza di parecchie
braccia da esso, alzava una lente convessa; la quale, raccogliendo in
altrettanti punti dietro da essa i raggi che le venivano dal libro, ne ritraeva
la immagine, come appunto fa la lente nella camera ottica degli oggetti che le
stanno in faccia e sono illuminati dal sole. E tale immagine la riceveva sopra
di un cartoncino bianco. Bello era a vedervi i caratteri negrissimi in campo
rosso, e impressi così netti e taglienti, che potevan leggersi come nel libro
medesimo. Dipoi senza toccare né il cartoncino né la lente, faceva solamente
così un poco girare il prisma, acciocché i caratteri del libro, che illuminati
erano da' raggi rossi, quegli stessi ne venissero illuminati dagli azzurri: ed
ecco che si vedevano sparire d'in sul cartoncino quei caratteri; o almeno vi
apparivano in campo azzurro così sporchi e confusi, che per conto niuno non se
ne poteva rilevare la forma. Ma accostato un poco alla lente il cartoncino,
tornavano a farsi vedere belli, vivi e taglienti, come erano innanzi. - E non fu
egli opposto - disse sorridendo la Marchesa - che il libro era per avventura
inglese? dove conveniva, perché ci si potesse leggere il vero, ch'e' fosse
latino o italiano. Una simile esperienza - io risposi - a cui far non potriasi
una così fortissima obbiezione, ho io presa di notte tempo con quattro pezzi di
carta, l'uno de' quali era dipinto rosso, l'altro giallo, l'altro verde e
l'altro azzurro; e sopra ognuno erano tesi certi reticelli di seta nera, che
tenean luogo de' caratteri del libro. Ciascun pezzo di carta veniva
successivamente attaccato nel medesimo sito della muraglia di una stanza, e
posto in faccia a una lente. La muraglia era coperta di nero, e le carte
gagliardamente illuminate da più fiaccole; ma tra esse e la lente era
congegnato un riparo, affinché alla lente non vi giugnesse altro lume, salvo
che il riflesso dalle carte medesime. Ciascuna adunque veniva posta nello stesso
sito in faccia alla lente; ma l'immagine loro distinta, che pur scorgeasi alla
distinzione e nettezza di quei reticelli, non si ritraeva già nello stesso sito
al di là di essa lente. La più vicina di quelle immagini era l'azzurra, poi la
verde, appresso la gialla; e la rossa era la più lontana.
-
Da quanto scorgo - riprese tosto a dir la Marchesa - aver voi operato per questa
filosofia, a voi ben si conveniva cantare della luce settemplice; né io dovea
cercarne altro comentatore che voi. Per altro io non so comprendere come si
trovino al mondo persone così ostinate e caparbie, che non si lascin volgere a
prove di tanta evidenza. Il foco de' raggi di un colore è più presso alla
lente che il foco de' raggi di un altro; gli azzurri concorrono più al di qua
che i rossi. Non è egli chiaro, quanto appunto la stessa luce, la causa non ne
potere esser altro, se non la differente refrazione, che provano nella lente i
raggi di differente colore? - State pur sicura, Madama, - io risposi - che per
l'altrui immaginazioni il ver non cresce o scema. Si ebbe un bel sottilizzare
che in tale esperienza bisognava rimutare alcune circostanze, che in tale altra
non si eran prese le debite precauzioni: erano tutti cavilli o falsi supposti; e
per tali erano riconosciuti da tutti gli uomini di mente sana. Per qualunque
ostinata guerra l'oppositore facesse alla dottrina del Neutono, ella ebbe la
sorte di quel podere vicino a Roma, dove Annibale avea piantato gli
alloggiamenti: che messo allora in vendita, niente per questo calò di prezzo.
Ma che? In mezzo alle acclamazioni del trionfo uscivano le pasquinate del
licenzioso soldato; e il merito sovrano dovette sempre pagare al pubblico la sua
tassa. Qual fu mai bella donna, che non fosse argomento alle altre donne della
critica più severa? Ci andava, starei per dire, della riputazione del sistema
neutoniano, se non veniva contrariato da più parti. Chi si doveva levar su, e
negare la diversa refrangibilità, e chi la immutabilità dei colori, che è
un'altra proprietà di quelli, scoperta dal Neutono. E questa immutabilità fu
appunto negata in Francia, già sono molti anni, dal Mariotto, filosofo di non
leggieri dottrina e di molto grido. Rifatta da lui la esperienza, donde
principalmente dipendeva la decisione di tal verità, trovò la cosa tutto al
rovescio che fu trovata in Inghilterra. Grande fu lo scandalo, che ne nacque;
moltissimo si sparlò delle novelle opinioni venute d'oltremare: e un sistema,
tardo figlio del ragionamento e della esperienza, fu riposto dalla maggior parte
tra le sconciature dell'umana fantasia.
-
Donde mai può avvenire - ripigliò allora la Marchesa - che la medesima
esperienza mostri a chi una cosa, a chi un'altra? Sarebbe mai che la voglia di
contraddire, l'amore della novità, una inveterata opinione facessero velo anche
all'intelletto de' più riputati filosofi; e accadesse loro come a colui, che
gli par vedere
-
Pur troppo è vero - io risposi - che la maggior parte di essi, trattasi la toga
di dosso, sono uomini fatti come gli altri. Il perfetto filosofo è pur cosa
rara a trovarsi, come ben potete immaginare. Oltre alle molte scienze, delle
quali ha da esser fornito, converrebbe che tale pur fosse, che né autorità mai
lo movesse oltre al debito segno, né il seducesse fantasia, né lo sgomentasse
difficoltà niuna; ch'ei fosse destro, attivo, curioso, e insieme sagace,
circospetto e profondo. Tutte le buone parti che qualificano le varie nazioni di
Europa, trovarsi dovrebbono in colui che ha da interrogar la natura, esaminarla,
metterla alle prove, far giusta ragione degli andamenti suoi e anche, a un
bisogno, indovinarla. La diligenza poi ha in lui da dominare sovra ogni altra
cosa. Tali qualità si trovarono riunite tutte nel Neutono: e la sua diligenza
egli allora singolarmente manifestò, quando volle dar la prova a' colori e
assicurarsi se sieno veramente immutabili e ingeniti alla luce, o pure soggetti
a mutamento, e di essa luce uno accidente e una modificazione. Nella stanza,
quant'esser può tenebrata, tutte le cose si dispongono come innanzi, perché vi
si dipinga la immagine colorata del sole. Soltanto si pone quasi per giunta
vicino al prisma una lente convessa, la quale riceve il raggio di sole ch'entra
per lo spiraglio della stanza e lo tramanda ad esso prisma: e questo, affinché
i colori nella immagine tornino più separati e più sinceri, che altrimenti non
farebbono: ch'egli importa il tutto che tal separazione diligentemente, anzi
scrupulosamente sia fatta. La lente torce i raggi del sole per raccoglierli nel
foco; ma refrangendogli il prisma, prima che sieno raccolti gli viene a
dividere, per la varia loro refrangibilità, in altrettanti fochi di vario
colore. La immagine in tal modo dipinta si ha da riceverla sopra un cartoncino
alla distanza appunto del foco della lente; ed ivi apparisce come una striscia
sottile tinta di vari colori, ma oltremodo vivi ed accesi. Nel mezzo del
cartoncino ci è un picciolo traforo, per cui a mano a mano vi possano
tragittare i raggi di diverso colore: e dietro al cartoncino ne gli aspetta un
prisma, il quale gli refrangerà nuovamente, per esempio di basso in alto, l'uno
dopo l'altro. Se avviene che questa nuova refrazione produca alcun nuovo colore,
converrà dire il colore non altro essere che una certa modificazione, che
acquista la luce dal prisma; e sarà lecito a' filosofi allentar le briglie alla
fantasia, e immaginare quali moti, quali figure, quali rotazioni di globetti, od
altro, sieno a ciò far necessarie. Se poi il raggio conserva costantemente il
suo colore, tutte le belle immaginazioni dei filosofi, e il tempo da esso loro
speso nel raccozzarle insieme, se ne andranno in compagnia de' versi di tanti
poeti, e delle speranze di tanti cortigiani a raggiugner nella luna dell'Ariosto
le altre cose perdute. Ora ecco ciò che succede. Se due raggi, l'uno rosso e
l'altro azzurro, cadano sul secondo prisma colla obbliquità medesima, l'azzurro
dopo refratto ferirà il muro della stanza più in alto, che non fa il rosso, e
i colori di mezzo ordinatamente in vari siti di mezzo; quelli che aveano dal
primo prisma sofferto maggior refrazione, maggiore sofferendola anche dal
secondo, e ricevuti a diritto sopra una carta, segneranno tutti sopra di essa
una immaginetta tonda, e non di figura bislunga, com'è quella del primo prisma;
e cotesta immaginetta sarà di un color solo, senza giunta o mescolamento di
nessuna altra tinta che sia. - Lasciatemi pigliar iena, - disse la Marchesa -
che io l'avea quasi perduta nel tenervi dietro. - Basta - io risposi - che con
le lunghe mie parole io non abbia pregiudicato alla chiarezza delle cose - Non
occorre - soggiunse la Marchesa - che abbiate timore di questo. Io ho raccolto
benissimo che la refrazione non fa nulla per la produzion de' colori; ch'e' sono
immutabili, ingeniti alla luce; e, in oltre, che ciascun colore ha un proprio
suo grado di refrangibilità. - Ed io prestamente risposi: - Manco male che io
potrei dirvi, anche nello stile degli Asolani, e voi non penereste ad
intendermi, come questa è la sperienza che il Mariotto rifece in Francia per
dar la prova al sistema inglese, dove più si opponeva al Cartesio; e trovò che
dopo la seconda refrazione aggiugnevasi al rosso e all'azzurro non so che altri
colori. E da credere che ciò venisse da difetto di diligenza; dal non avere il
Mariotto bene accecata la stanza, sicché vi trapelasse altro lume, oltre a
quello dello spiraglio; o piuttosto dal non avere ben separato i raggi
d'insieme, colpa il prisma non abbastanza buono; dal non avere in somma usato
quelle precauzioni, tanto necessarie all'esito di così dilicata esperienza. Da
qual cagione ciò procedesse, fatto è che si levarono in Francia le grida
contro al sistema inglese; e grandissimo, come vi dissi, fu il bisbiglio che se
ne fece. Se non che, poco tempo appresso la esperienza fu solennemente rifatta
in Inghilterra alla presenza di alcuni letterati uomini francesi, ivi tratti
dall'amor delle scienze; e chiariti, sino all'ultimo scrupolo, che il Mariotto,
osservatore peraltro giudizioso e diligente, avea pure fallito quel tratto,
furono su questo punto accordate le due nazioni, le quali divide, assai più che
il mare frapposto, gara di dominio, di dottrina e d'ingegno.
Mercé
di tal pace filosofica - io seguitai a dire - l'ottica inglese godé per molti
anni della più gran riputazione nella dotta Europa. Quando sursero a un tratto
in Italia quei fieri nemici delle dottrine neutoniane, che vi ho detto. Non
contenti costoro d'impugnare la diversa refrangibilità, aggranellavano sino
alle cose rifiutate contro all'immutabilità del colore; rimettevano in campo la
esperienza del Mariotto; assicuravano che diligentemente da essi rifatta era
loro riuscita come al Mariotto medesimo; non volevano stare a quella sentenza,
alla quale era pur stata la Francia; facevano, quanto era in loro, d'intorbidar
di nuovo ogni cosa. - Perché forse - ripigliò la Marchesa - si avesse a dire
che quella nazione, la quale gl'Italiani trovarono una volta così difficile,
siccome ho udito, a sottomettere con la forza, ora debba trovar noi egualmente
difficili a sottomettere con la ragione? - Perché no? - io risposi. - Pure,
perché anche tra noi fosse chetato ogni romore, io feci sì che si ripetesse la
esperienza, già cagione di tanto scandalo tra i dotti di Europa. E ciò fu in
Bologna, città famosa per gl'ingegni che vi allignano, per l'Accademia, che ivi
fiorisce, e insieme neutrale nella disputa. - Ben veggo - disse la Marchesa -
che si cercò da voi ogni mezzo per toglier via ogni dubbietà e compor le cose.
E crederò facilmente che un ministro di stato condursi non potesse con più
politica, per iscegliere un luogo atto a tenere un congresso. - Vedete sventura
- io risposi - che si oppose al mio buon volere. Benché si usasse ogni maggior
diligenza a far la separazione de' colori della immagine, e il luogo fosse
d'ogni luce muto, come quelle notti, che per nascondere i dolci loro furti
sogliono invocare gli amanti, pur nondimeno, contro a ogni nostra espettazione,
la cosa non riuscì. Aggiungevasi sempre a' colori refratti dal secondo prisma
una certa luce azzurrigna, irregolare, a dir vero, ed instabile; ma che avrebbe
pur bastato a' sofistici di attacco e, a un bisogno, di ragione. Molti e vari
furono i discorsi che si ebbero. Alla fine considerando noi attentamente a'
dintorni della immagine renduta dal prisma, ci accorgemmo non essere stati così
netti, quali aspettare pur si doveano da un prisma limpido e sincero. Ancora
luccicava intorno ad essi un certo lume azzurrigno di una medesima qualità
appunto con quello che si univa a' colori refratti per la seconda volta; e
alcune strisce di questo lume tagliavano la immagine per più versi, e venivano
in certo modo a coprirla di un velo. Sicché ben ne pareva esser certi che,
refrangendo irregolarmente la luce nel prisma, non fosse possibile ad aversi
nella immagine quella perfetta separazione de' colori, ch'era assolutamente
necessaria al buon esito dell'esperienza. E di fatto, sperando il prisma
all'aria, chiaro appariva non esser netto; ma vedeasi sparso di moltissime
puliche, di boccioline, e razzato di vene qua e là: e queste pur erano le cause
dello irregolarmente refrangere e dello sparpagliarsi che vi facea dentro il
lume. - Qual contentezza - disse la Marchesa - non sarà stata la vostra, quando
vi chiariste donde procedeva il male? - La importanza - io risposi - era
trovarvi il rimedio. E indarno lo cercammo con vari prismi d'Italia, i quali ben
possono intrattenere l'altrui curiosità, e servir di trastullo appesi alla
finestra di una villa, ma non già soddisfare a' bisogni della fisica, così
sono mal ripuliti e nebbiosi chi sottilmente gli guarda. In una parola, era
presso che morta ogni nostra speranza, quando la fortuna ce ne presentò alcuni
lavorati in Inghilterra, puri, nobili e lustranti, quali erano le armi di che,
al dir de' poeti, solevano anticamente agli uomini far presente gli dei. Se con
essi si ritentasse tosto la prova, vel potete pensare, Madama; e potete anche
pensare ch'ella fu vittoriosa. La immagine colorata del sole per essi dipinta
riuscì schiettissima senza adombramento alcuno, e senza velo: e i colori
refratti la seconda volta restarono così immutabili, che l'occhio il più
sofistico, l'occhio dello stesso Zoilo del Neutono non vi avrebbe potuto scorger
dentro un minimo pelo di alterazione.
-
Forse - disse sorridendo la Marchesa - che ha voluto la natura concedere a'
prismi inglesi il privilegio di mostrare il vero; a quei prismi cioè, per mezzo
de' quali lo ha da prima manifestato agli uomini. - Uno assai strano fenomeno -
io risposi - sarebbe cotesto. Ma caso è che le risposte della natura,
debitamente interrogata che sia, non si contrarian mai e sono sempre le
medesime. Bene accecata la stanza, e perfettamente depurati che sieno i raggi da
un buon prisma, i colori, non che una sola, ma tre e quattro volte refratti,
tali si rimangon sempre, quali realmente sono. Ed ancora, chi guarderà col
prisma un oggetto illuminato da un lume omogeneo, rosso, verde, o altro che sia,
nol vedrà punto cangiato né di colore, né di figura; ma solamente fuori del
luogo suo: e i più minuti caratteri posti a un tal lume si veggono distinti, e
si possono leggere senza una fatica al mondo col prisma all'occhio. Dove al
contrario i medesimi oggetti posti al lume eterogeneo dell'aria o del sole, e
guardati col prisma, per la diversa refrazione che soffrono dal prisma medesimo
i raggi, di che sono illuminati, oltre al vedersi pezzati di colori, appaiono
altresì sfigurati non poco e confusi. Allora sì che vuolsi lasciare il prisma
in balìa de' poeti, che se ne servano in quelle comparazioni che non gli fanno
grande onore. Quell'inglese, di cui ieri voi tanto ammiraste, Madama, e
lasciaste sul bel principio la canzone, lo paragona al falso spirito e alla
depravata eloquenza, la quale offusca la faccia del vero, prodigalizza senza
distinzione alcuna gli ornamenti, e sparge sopra ogni cosa la lucentezza de'
suoi colori. - Perché non paragonarlo piuttosto - disse la Marchesa - al vero
spirito? Le cose semplici non vengono punto da esso alterate; nelle composte sa
discernere, separare e distinguere i vari ingredienti che entrano nella
composizion loro; e l'ufizio suo sta nel mostrarne che che sia, non altrimenti
da quello ch'egli è.
-
Madama, - io continuai - oramai voi conoscete tanto il prisma e le operazioni
sue, da poterlo paragonare con franchezza al vostro spirito. Ma non so qual
paragone trovereste alla immutabilità del colore, se già non la cercaste nel
vostro animo; quando saprete che contro di essa niente ha più di forza la
riflessione, di quello si abbia la refrazione: e però meglio ancora la
conoscerete che ora non fate. Se i colori, onde paiono essere rivestiti i corpi,
fossero una modificazione che viene acquistando la luce nell'atto dello esser
riflessa dalla superficie di quelli, un corpo che apparisce rosso al lume del
sole, rosso dovrebbe apparire altresì, posto nel lume azzurro della immagine
colorata; potendo esso, come ha modificato la luce diretta del sole, modificare
eziandio questa luce refratta e già modificata dal prisma. Il contrario
mostrano le sperienze deI Neutono. Vedreste l'oro, lo scarlatto, l'oltramare,
l'erba, con ogni altra specie di cose variamente colorate, che tutte
rosseggiano, se nella stanza buia vi cadon su i raggi rossi della immagine,
verdeggiano ne' verdi, azzurreggiano negli azzurri; e così discorrendo per
tutti gli altri. Con questo però, che ogni cosa, come è naturale a pensare,
apparisce più vivace e più vaga a quel lume, che è del suo stesso colore:
toltone però le cose bianche, che pigliano indifferentemente di qualunque tinta
si voglia; come quelle che, per la propria loro qualità dello apparir bianche,
riflettono indifferentemente qualunque colore, e chiamar si potriano il vero
camaleonte ed anche il Proteo dell'ottica. - E questo diamante - soggiunse
allora la Marchesa alzando alquanto la mano - basterebbe porlo ne' diversi raggi
della immagine a trasformarlo in un rubino, dirò così, in uno smeraldo, in un
zaffiro? - Non ha dubbio: - io risposi - e similmente quei minutissimi atomi che
volan per aria, allo scorrere che fanno d'uno in altro raggio della immagine,
che listan l'ombra, cambian colore, ed hanno giusto sembianza di lucidissima
polvere or di rubino, or di crisolito ed ora di altra pietra preziosa. Non così
fanno, come io vi diceva, i corpi colorati. Il corallo per esempio lo vedreste
spiritoso ne' raggi rossi, illanguidir ne' verdi, e negli azzurri presso che
spento. Tutto all'opposto il lapislazzoli, il quale si mostra brioso negli
azzurri, smonta o smarrisce ne' verdi, e più ancora ne' gialli, ed è quasi
perduto ne' rossi. Così ogni corpo riflette in grandissima copia o trasmette,
se è diafano, que' raggi che sono di quel colore che mostra; gli altri più o
meno, in proporzione che sono più o meno vicini al suo colore per grado di
refrangibilità; ma niuno ha forza di trasmutare il colore dei raggi della luce.
Che debbo io dirvi di più, Madama? Immutabile si conserva il colore,
quand'anche incontri che raggi di differenti specie si taglino tra loro: un
verde, per esempio, e un violato; un rosso e un azzurro. Dopo l'incrociamento
tali si mostrano, né più né meno, quali erano in prima. In una parola,
invincibili si mantengono i colori della luce, e somiglianti sempre a se
medesimi a qualunque cimento, a qualunque tortura, diciam così, e' vengano
posti dalla sagacità de' filosofi, qualunque sia l'assalto che loro si dia.